Le jour où… Je suis arrivée au camp de base de l’Annapurna

Rishi, Annapurna 1 and I
Rishi, Annapurna 1 and I

Plus qu’un rêve, c’était un défi que je m’étais lancé. Je ne pouvais pas venir au Népal et ne pas aller faire un trek. Mon idée initiale était de faire le tour des Annapurnas mais étant restée plus longtemps que prévu en Inde, ce ne sera pas pour cette fois. Je me décide donc sur le sanctuaire des Annapurna, trek de 8 jours qui me mène jusqu’au camp de base à 4130m d’altitude.

Dernière journée jusqu’au camp de base de l’Annapurna, ça monte sévère

Après 31h30 de marche (!) réparties sur 5 jours, arrive enfin le jour où je vais rejoindre ce fameux camp de base. Première nuit glaciale du séjour à Himalaya (2873m)… Une grosse journée nous attend. Rishi, mon guide acte le départ à 7h. Non ce n’est pas si tôt quand on se couche à 8h du soir ! Ah oui, dans les montagnes il n’y a pas grand-chose à faire à part marcher, manger, dormir et regarder le paysage alors quand il fait nuit et froid, le mieux est d’aller se coucher ! Et puis c’est fatigant de marcher aussi !

C’est donc parti pour une journée toute en… montée. Rejoindre Deurali est difficile. Selon Rishic’est 1h20 de « gradually up » . Moi je dirais plutôt que ça monte sévère ! Cela fait 5 jours que ça monte et ça descend sévère alors mes jambes s’habituent en ce 6ème jour.

Après 1h20 de montée, une pause thé s’impose à Deurali et puis c’est reparti pour du « gradually up ». L’objectif est de rejoindre le camp de base du Machhapuchhare (6997m) pour le déjeuner. Cette montagne est la seule montagne sacrée du Népal. Impossible de l’escalader. Sur le chemin, le paysage est magnifique. Nous marchons le long d’une rivière au son des cliquetis de l’eau et des chants des oiseaux. Le soleil se reflète sur les sommets enneigés. La première partie est facile, la seconde un peu moins mais on n’arrive pas à 3703m sans effort.

Machhapuchhre et moi
Machhapuchhre et moi

Dernière ligne droite, l’oxygène est limitée

Pas le temps de digérer le déjeuner, il est l’heure d’aller affronter la dernière partie : un peu plus de 400m de dénivelés en deux heures. A cette altitude, le souffle est plus court. J’y vais lentement afin d’habituer mon corps à l’altitude et ne pas être malade au sommet. Ce serait dommage de devoir redescendre plus tôt que prévu. Sur le chemin, la neige fait son apparition et il commence à faire froid. Fini les manches courtes, place aux vêtements chauds. La montée se fait dans les nuages. Ici les après-midi sont nuageux mais durant quelques secondes le ciel se dégage et je la vois enfin cette fameuse Annapurna 1 (8091m d’altitude) que tout le monde rêve de voir. Pas le temps d’en profiter qu’elle a déjà disparu sous les nuages.

Après deux heures difficiles, j’y arrive. Malheureusement le temps est couvert et je ne peux voir aucun de ces sommets mythiques. Il faudra attendre le lendemain où je me réveillerai au cœur de quelques uns des plus hauts sommets du monde.

Base camp

La vue est prenante. Je suis là, au lever du soleil, au cœur des Annapurna. Je n’en crois pas mes yeux : une vue à 360° qui commence par la grande Annapurna 1, 8091m, Gangapurna, 7454m, Macchhapuchhre, 6993m, Hinchulli, 6441m et Annapurna South 7219m.

Aucune photo ne peut remplacer le moment, les couleurs, l’atmosphère.

Les mots me manquent pour décrire la beauté de ces sommets !

Le 25 mars 2010, j’ai atteint le camp de base de l’Annapurna.

Le 26 mars 2010, je me suis réveillée au cœur de quelques uns des plus hauts sommets du monde.

Base Camp and Annapurna south
Base Camp and Annapurna south

Et promis, bientôt plus d’infos et de photos sur l’ensemble du trek du sanctuaire de l’Annapurna !

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