Les temps du voyage, de l’euphorie au blues

Temps du voyage - Feter les 8 mois en Nouvelle ZelandeL’autre jour j’écoutais Allo La Planète et lors de l’une des interviews du jour, un couple actuellement en tour du monde déclarait être dans une phase de blues, de lassitude, de besoin de se poser et de retrouver des habitudes, des repères. J’ai connu la même phase à mon arrivée en Amérique du Sud et je me suis dit que ce serait bien de parler ici des différents temps du voyage, de l’euphorie au blues. Quels sont-ils ? Comment les gérer ? Je vous dis tout de mon expérience !

L’euphorie des débuts du voyage au long cours

C’est enfin le grand départ du voyage que l’on prépare depuis des mois. On fait des adieux entre rires et larmes à la famille, aux amis et on part avec une envie en tête : en profiter ! Enfin on pose les pieds sur ce sol inconnu auquel on rêve depuis que notre projet a germé. On ne sait par où commencer, on veut « tout faire, tout voir et tout comprendre ». L’attente du départ a été tellement longue que l’envie de découverte prend le dessous sur tout le reste. On n’économise pas son temps, on avance, on perd ses repères mais c’est le bonheur. On a qu’une envie : avancer. Une euphorie comparable à l’excitation d’un enfant qui découvre ses cadeaux le soir de Noël ! Mentalement et physiquement on est à son maximum, on a l’impression ni plus ni moins d’être en vacances !

J’ai commencé mon tour du monde par l’Inde, j’avais à peu près deux mois pour rejoindre le Népal. Je n’ai pas chômé. De ville en ville, de bus en train, mes pauses n’excédaient pas 2 ou 3 jours à chaque étape. Quand je me posais plus qu’à mon habitude,  j’avais l’impression de perdre mon temps donc je repartais. Bref je ne me suis pas ménagée. Arrivée au Népal deux mois et demi après mon départ, j’étais fatiguée mais j’ai continué : un trek jusqu’au camp de base de l’Annapurna puis la vallée de Katmandou. Je vous avoue que ma semaine à Pékin chez des amis a été salvatrice !

L’apprentissage de la lenteur

Après quelques mois de route, la fatigue se fait ressentir. A changer tous les deux jours d’endroits et à dormir dans des bus, des trains, des guest houses bruyants et inconfortables et bien les heures de sommeils viennent à manquer. Il faut prendre des décisions. Le corps commence à dire stop, les réveils sont durs et les décisions sont plus difficiles à prendre : où vais-je ? que fais-je ? combien de temps ? On prend conscience que « tout voir, tout faire et tout comprendre » n’est pas possible et qu’il vaut mieux « voir moins mais voir mieux ». Les stops d’un ou deux jours se transforment en 3, 4 puis en 5. Des pauses plus longues s’imposent, on apprend à voyager lentement, partager son temps entre la découverte et le repos.

Après Pékin, je suis arrivée en Asie du Sud-Est et c’est à ce moment-là que j’ai décidé d’apprendre à prendre le temps, de profiter. Tant pis si je voyais moins de choses. La priorité était donnée à la lenteur pour me permettre de me reposer entre les longs trajets, visiter et rencontrer du monde. C’est à ce moment là que j’ai pris conscience que l’important pour moi n’était pas le nombre de pays visités, de sites vus mais plutôt les rencontres et pour cela, mieux valait que je me donne du temps ! Prendre le temps et se laisser porter est assez facile en Asie du Sud-est. C’est le bon endroit pour « Chill out » comme on dit dans notre jargon de voyageurs. Entre deux visites ou deux rencontres, une petite pause dans une guest house avec un hamac et une belle vue ne se refuse pas !

La lassitude de la route : une pause s’impose

Malgré la lenteur du voyage, il devient difficile de faire et refaire son sac régulièrement. Bouger devient une épreuve et on ne profite plus du voyage autant qu’au début. La lassitude se fait ressentir et on en a marre de se créer de nouveaux repères à chaque étape car oui voyager c’est bien mais chaque nouveau pays est une nouvelle aventure. Nouvelle langue, nouvelle monnaie, nouvelles coutumes, nouvelles rencontres. Bref il faut savoir s’adapter à tout et après quelques mois sur la route on ne rêve que d’une chose : retrouver des habitudes, une routine. Rencontrer des voyageurs, raconter sa vie son oeuvre, partager quelques heures ou quelques jours et puis dire au revoir. Difficile. Quel est le but de tout ça ? La pause s’impose. Il faut parfois savoir s’octroyer des « vacances » dans une année de voyage au long cours.

Après 6 mois en Asie, je suis arrivée en Australie pour retrouver l’une de mes meilleures amies. Retrouver mon quotidien d’avant dans un environnement occidental, se raconter nos histoires de copines, avoir des nouvelles de France, ne pas avoir (trop) à raconter ma vie mon oeuvre à des inconnus pendant deux semaines, le bonheur ! Ces 15 jours de transition étaient indispensables avant de reprendre la route. La voir rentrer en France et partir vers la Nouvelle Zélande ne fût pas trop difficile puisque je savais que j’allais retrouver là-bas 3 kiwis avec qui j’avais voyagé 3 semaines en Inde au début de mon voyage. Je ne devais que passer à Wellington et c’est là que j’ai finalement choisi de me poser pour 2 semaines, chez eux, mes amis qui connaissaient déjà beaucoup de mon voyage. Reprendre une routine : avoir une maison, un numéro de téléphone, une chambre à moi, pouvoir faire à manger dans une vraie cuisine, appeler mes potes pour aller au ciné, au théâtre, faire un apéro, boire du vin, manger du fromage, faire la connaissance de leurs familles… Retrouver toutes ces choses et se rendre compte qu’elles m’avaient manquées ! Comment reprendre la route après ça ? Difficile mais il le faut, d’autres belles aventures m’attendaient alors j’ai refait mon sac à dos et je suis repartie la boule au ventre, envahie par le blues…

Le blues du voyageur

8 mois de route, deux pauses sympas et hop le blues débarque ! Pas facile de prendre la route quand la motivation n’est plus. Quand on s’arrête, on se rend compte que la routine a du bon, même pour un vagabond, alors il en faut du courage pour s’avouer vraiment ce que l’on veut : rentrer ? continuer ? avancer ? Le retour est proche et loin à la fois alors que faire ? Surtout ne pas s’emballer et prendre une décision à la va vite. Une destination, une rencontre, un lieu peuvent vous redonner du baume au coeur et du courage pour reprendre la route et avancer ou vous poser pour profiter. Il faut surtout continuer à sortir, aller vers les autres et ne pas se laisser envahir par la nostalgie.

Mon coup de blues m’est tombé dessus en arrivant en Amérique du Sud. Triste d’avoir quitté ma vie en Nouvelle Zélande, une arrivée sur un continent que je ne connaissais pas et osons le dire qui faisait un peu peur, une langue étrangère à laquelle il fallait que je m’habitue et qui serait mienne pendant 4 mois, un jetlag que seule la traversée du Pacifique vous offre, bref se réadapter une nouvelle fois à la route, à l’errance. Après 3 jours à Santiago à récupérer du jetlag et ne rien faire, je suis partie en direction de l’île de Pâques. On ne va pas là-bas plusieurs fois dans sa vie alors j’ai décidé d’en profiter, de me faire plaisir durant 5 jours. Au retour, j’ai découvert un peu du Chili, le désert d’Atacama et ses étendues naturelles exceptionnelles et Valparaiso, une ville bohème dans laquelle je me suis sentie chez moi ! Je me suis rendue compte que ce continent avait beaucoup à m’offrir et des choses différentes de celles de l’Asie alors pourquoi gâcher ça ? Un petit séjour au Pérou avec Mr D plus loin, le moral est revenu et j’ai continué mon voyage… à mon rythme ! 

L’éloge de la lenteur !

Le moral retrouvé, on ne voit plus le voyage comme avant… On fait plus attention à ses envies, on s’arrête et on ne culpabilise plus de ne rien faire ! Après quelques mois de route, on en a vu du pays alors on voyage différemment. On fait des pauses longues, on savoure jusqu’au jour où… il faut rentrer et on se rend compte que le temps est passé vite ! Prendre le temps permet aussi de repenser à l’aventure, de réfléchir et se préparer en douceur au retour.

Après le départ de Mr D à Cuzco, je n’avais pas envie de reprendre la route. J’avais pris mes petites habitudes dans la capitale Inca et pas trop envie d’en bouger. J’ai donc accepté la proposition d’un ami voyageur de rejoindre une école en tant que volontaire. Yanapay fût une belle expérience et une facette du voyage que je n’avais pas encore explorée. C’était l’étape nécessaire avant de reprendre ma route vers la Bolivie, plus motivée que jamais mais en ayant bien en tête l’envie d’en profiter. Les Andes incitent à la lenteur, altitude oblige ! 

 Et vous quelles ont été les étapes de votre voyage au long cours ?

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Quand on voyage au long cours on passe par différents sentiments. Euphorique au départ, on passe forcément par une période de blues. Durant mon tour du monde je suis passé par 4 différentes étapes, je vous explique tout

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17 Commentaires

  • Je partage chacune de vos réflexions.J’ai vécu il y a bien longtemps des expériences et une prise de conscience similaires. je les ai résumées dans un petit essai qui s’intitule « Le temps du voyage : petite causerie sur la nonchalance et les vertus de l’étape », aux éditions Transboréal. J’ai mis beaucoup de temps à apprendre à bien voyager.Bons vents pour vos prochains voyages, et bonne nonchalance pour vos prochaines escales.

  • Ton billet d’aujourd’hui répond à mes questions muettes. Depuis longtemps je me demandais quel pouvait être le mental des voyageurs au long cours. Merci, tu m’as éclairé. Moi, mes périples durent au plus longtemps 3 semaines / 1 mois ! après j’ai besoin de reprendre une goulée d’air du pays…pour mieux repartir ensuite ! Bises

  • Ton article me fait penser au monde sportif : celui qui gagne la compétition n’est pas toujours celui qui s’évertue à s’entrainer chaque minute, mais plutôt celui qui saura lier phases de récupération et phases d’effort. Oui, tu as raison : pour que le voyage « fasse » ou « défasse » le voyageur, la pause est très certainement une phase aussi importante que l’exploration.

  • Je comprends tout à fait ton évolution. On part avec les yeux grands ouverts, on s’émerveille de tout, et petit à petit, la fatigue prend le dessus. Je pense qu’après un premier long voyage, on se rend compte qu’il vaut mieux voyager en privilégiant son bien être (en dormant bien, et en se reposant) pour profiter à fond du voyage.

  • Ce $*#£ de moment où on se demande ce qu’on fout là et qu’est-ce qui m’a pris bon-sang de bonsoir et où est-ce que j’ai foutu ma #*$§ de crème et je donnerais ma vie pour un croissant…

  • Nous avons vite pris le rythme de la lenteur, c’est sûrement nos RDVs qui nous ont aidés. Nous devions rencontrer des amis à une date précise au Vietnam ce qui nous a laissé pas mal de temps pour flaner au Cambodge, prendre le temps de d’eloigner des parcours classique et rêver dans un hamac : ça a donné le rythme pour le reste du voyage.
    Lors d’un ‘grand’ voyage il faut pouvoir ralentir dés que la lassitude de la route vous prend, et dans ce cas autant être dans un endroit agréable 🙂
    Par contre le dernier mois avant le retour, on a réalisé : « plus qu’un mois et il reste tant de trucs à voir ! » on a alors un peu acceléré. Mais ca fait parti du voyage et ca motive pour repartir!

  • Merci pour cet article touchant et qui fait écho en moi. La lenteur…on a souvent tendance à l’oublier surtout quand l’envie fourmillait en nous depuis des années. Pour ma part, j’ai compris assez rapidement après deux voyages en Europe de l’est d’un mois bougeant tous les deux jours que la lenteur était faite pour moi. Je rêve de faire le tour du monde et je mettrais sans doute 10 ans pour le réaliser! Ma manière de voyager a évolué au fil des kilomètres parcourus. L’envie d’avancer, de voir ce qu’il y a un peu plus loin est le moteur qui me pousse sans cesse à m’aventurer, à ne rien planifier et à me laisser surprendre par le voyage.
    Et mon envie de comprendre, d’apprendre, de partager, d’échanger est le moteur qui me pousse à me poser, à construire une routine dans un pays étranger. Mais cette routine n’a rien à voir avec celle que j’avais en France, alors pour moi elle est voyage!

    Nicolas Bouvier écrivait « On pense que l’on fait un voyage mais c’est le voyage qui vous fait ou vous défait ».

    Je complèterais cette citation par une autre de Carlos Budy « Tout espace de certitude est un espace de mort car il annule toute possibilité de transformation ».

    Où serais je demain? De quoi sera t’il fait? Dans quelle état d’esprit serais-je? Je ne peux y répondre avec certitude…
    Mais une chose me parait évidente…je serais en voyage…au coin de la rue ou à l’autre bout du monde…

  • J’ai eu un gros coup de blues au retour, chose à laquelle je n’étais pas préparée…J’ai redécouvert la France, et surtout ses défauts m’ont sautés au visage, il m’aura fallut près de 1 an avant de me sentir bien dans le pays qui m’a vu naitre…

  • Hello,

    Comme beaucoup, je me retrouve bien dans tes descriptions, j’ai ressenti certaines des étapes que tu décris au cours de mes voyages.
    Par ailleurs, de ma toute petite expérience (hormis 1 an en Australie à faire un peu de tout, je n’ai jamais voyagé plus de 3 mois consécutifs), les lieux et rencontres qu’on peut y faire influent énormément sur le moral.

    Ce qui me touche plus particulièrement dans ton l’article est le passage sur « l’éloge de la lenteur ». L’année dernière j’ai passé 1 mois dans l’Etat de Bahia (Brésil), j’aurai pu y passer beaucoup plus mais mes vacances étaient limitées. Les Brésiliens me disaient tous « en 1 mois, tu peux faire tout le Nordeste, tu as beaucoup de temps ». Mais j’ai préféré en faire « moins mais mieux », prendre mon temps à chaque fois pour rencontrer de nouvelles personnes, etc. Bref, vivre la lenteur !
    Le problème de voyager lentement, sans rien programmer et au grès des rencontres et des lieux, c’est qu’il n’est pas évident de trouver des partenaires de voyages qui, dès le début, accepte de voyager à ce rythme…

    Até logo,

    Stéphane

  • Pour nous c’est un peu différent. Nous sommes en voyage au long cours mais dans le même pays pendant un an. Assez vite et même avant le départ nous nous étions dit que nous avions le temps, le temps de découvrir, de faire des activités, de visiter des lieux, de faire des rencontres etc. Nous avons été tout de suite dans le « voir moins voir mieux ». Alors on a tout de suite commencer par un voyage en lenteur qui nous a amené en 5 mois de Montréal à Vancouver. Nous avons alterné road trip et volontariats. Ces derniers étaient des pauses de trois semaines à un mois et demi qui nous remettent dans des habitudes de quotidien. Pendant les périodes de road trip, nous ne faisions presque jamais de journées de route ou restions trois jours à une semaine au même endroit.
    Toujours est il que le blues nous l’avons aussi eu. Nous l’avons eu à notre arrivée à Vancouver il y a quelques semaines. Nous avions l’impression que notre voyage était terminé sous prétexte que nous étions arrivés sur le Pacifique, que nous avions traversé le Canada et que maintenant tout était dit. Une certaine torpeur nous avait envahie que nous avons largement dépassée maintenant grâce à notre volontariat où nous sommes maintenant qui nous a rappelé que le Canada est encore immense devant nous et que bon il nous reste encore 6 mois de voyage ! 🙂

  • Encore un article qui décrit bien ce qui semble être le cas de nombreux voyageurs au long cours!

    Pour ma part, c’était après ma retraite de méditation Vipassana, en Thaïlande, qui s’est fait malheureusement dans la douleur (cf. mon blog), et un concours de circonstances (début de saison des pluies m’empêchant de faire sereinement mon parcours prévu en moto, un manque de nouvelles de mes amis, douleur dans le dos pendant 2 semaines, …) qui ont eu raison de moi et je suis parti à Koh Phangan pour une semaine de « rien », à aller à la plage et profiter d’être là.

    Deux choses m’ont reboosté: avoir une réponse de ma « tribu » (famille et amis proches) à un mail expliquant mon état d’esprit du moment, et bouger au Laos pour « changer d’air » et repartir pour de nouvelles découvertes dans un pays qui me tenait à coeur (et qui a tenu ses promesses).

    Ce sont des choses que l’on peut lire sur la blogosphère des voyageurs au long cours, mais on ne sait pas trop quand ça peut nous tomber dessus, et ça arrive sans crier gare.

    Je pense que ça aide de savoir que ça arrive aux autres et que ce que l’on découvre lors de notre premier long voyage est confirmé par de nombreux autres voyageurs.

    Un long voyage fait beaucoup mûrir mais on ne s’en rend pas forcément compte de suite, bien qu’on choisisse de voyager plus lentement, de penser un peu plus à soi (comme faire de vraies nuits) et que l’on sait ce que l’on veut, ce que l’on aime ou non. Je m’en suis rendu compte quand j’ai fait mon escale en France cet été: j’ai été au bout du monde, seul avec moi-même, et je me connais bien mieux maintenant, et j’ai beaucoup moins d’appréhensions pour me lancer ou faire quelque chose d’un peu « fou »: j’ai oublié le « et si? » pour le « on verra et j’aurais pas de regrets au moins! » 🙂

  • Je me reconnais tout à fait dans ces étapes… Sauf pour les étapes du milieu! Je n’ai jamais fait de voyage au long cours mais l’euphorie du début et la loose de la fin, je connais aussi, même pour des voyages de 2 ou 10 jours! Et ce sont des sensations que je n’ai pas retrouvé ailleurs, donc je voyage! D’ailleurs, quand je bouge, j’ai souvent envie de m’installer sur place, et quand je reviens sur Paris, je trouve tout nul! Alors que non, je ne bougerai définitivement de France, c’est mon point d’attache 🙂

  • Tu as parfaitement résumé le blues du voyageur. Ce qu’il ne faut jamais oublier quand on voyage, rester à l’écoute de son corps et prendre son temps. La méditation est un bon moyen de ne jamais oublier ces deux impératifs.

  • Je suis contente d’être tombée sur ton article 🙂 ça fait du bien de voir qu’on est pas tout seul à avoir ce genre de blues pendant un long voyage. Surtout quand tout le monde te dis que tu as de la chance de voyager comme ça et que tu dois profiter à fond. Certes je ne dirais jamais le contraire mais je ne sais pas si les personnes se rendent compte que ça peut être difficile moralement et physiquement, de ne pas avoir de chez soi, de s’adapter à chaque endroit où on va…c’est loin d’être des vacances. Je suis sur un voyage de 1 an, cela fait maintenant 4 mois et demi et c’est vrai qu’avant de partir je ne m’imaginais pas que ça serait « difficile ». Mais comme tu dis, certaines rencontres remontent le morale, et certains endroits valent le détour. Pour moi ce voyage est une vraie montagne russe émotionnelle 🙂

  • J’ai bien connu ça aussi mais j’ai été moins courageuse! Mon contexte relationnel de voyage était particulier, disons que je voyageais avec mon futur ex-copain de l’époque et j’avais quelqu’un d’autre dans la tête en France…j’ai donc décidé de rentrer après Noel pour un mois… Je suis repartie ensuite pour l’australie mais jai encore achevé mon voyage avant la fin, en Amérique du sud, écourtant le tout de 2 mois…
    Les montagnes russes de l’euphorie et du blues !!!
    Bravo en tout cas, j’admire tous les voyageurs « solitaires » car pour moi ce serait très dur !

  • Je pars pour 8 mois de voyage en septembre et c’est l’une des choses que je redoute tout en sachant que ça finira par me tomber dessus ! Je repenserai à ton article le jour où je serais fatiguée d’avoir la bougeotte 🙂

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