« Le voyage solo, ça te rend meilleure » Interview de Corinne Stoppelli

earringsIl existe autant d’expériences de voyage solo que de personnes qui voyagent en solo, c’est pourquoi j’ai décidé de lancer une série d’interviews de femmes aux profils variés qui un jour ont pris cette décision. J’espère qu’elles sauront vous inspirer et peut-être à vous inciter à prendre à votre tour les chemins du monde en solitaire !

Pour cette première j’ai invité Corinne du blog Vie Nomade qui vit sur la route depuis 5 ans maintenant. Comment a t-elle pris sa décision ? Ce qu’elle était hier, ce qu’elle est devenue après 5 ans de nomadisme, ses conseils… Vous saurez en lisant ce qui suit.

Bonjour Corinne, pourrais-tu te présenter ? Qui es-tu ? Quand, où, comment, pourquoi as-tu pris la décision de partir voyager seule ? Dis-nous tout

Qui suis-je ? Une question que je me pose souvent, car je suis fascinée par le changement et le temps. Pour faire simple, disons que j’ai la trentaine, je suis passionnée par l’écriture, la photo et le voyage depuis toute petite. Je cumule avec joie les casquettes professionnelles (webdesigner, consultante, rédactrice, entrepreneuse…). Je suis facilement fascinée et inspirée et je cours après les chocs culturels: c’est ma façon d’apprendre et de repousser mes limites.

J’ai décidé de tout plaquer et devenir nomade il y a 5 ans. J’avais envie de me prouver qu’il était possible de se façonner une vie qui nous correspond, sans regard pour les conventions. J’avais envie de le prouver au reste du monde aussi. Et j’aime par-dessus tout penser que de toute l’inspiration que je reçois aujourd’hui, je peux en rendre un peu à ceux qui veulent bien l’entendre.

Thaïlande - Photo : C. Stoppelli
Photo : Corinne Stopelli

Te souviens-tu dans quel état d’esprit tu étais avant de partir ?

Il y a 5 ans, je n’étais pas la même personne. J’étais timide, complexée, introvertie. J’avais peur des autres, je donnais difficilement ma confiance. J’avais vécu un peu trop de douleur pour réussir à m’accepter, et à accepter le reste du monde.

J’ai disjoncté. J’ai décidé d’envoyer tout péter et d’aller voir ailleurs si c’était mieux. Je n’avais pas l’impression d’avoir grand chose à perdre et le drôle sentiment que si je ne me bougeais pas tout de suite, j’allais mourir. De quoi, je ne sais pas. C’est peut-être que j’étais déjà toute grise à l’intérieur : un espèce de fantôme qui tentait de se conformer à ce que les gens, par chez nous, aiment décrire comme la « normalité ».

Je ne savais plus vraiment distinguer le vrai du faux, le comportement inné de celui forcé. J’étais en perte complète de repères ou du moins, c’est ce que je pensais. En mode survie biologique.

Et 5 ans après ?

En réalité, c’était le début du commencement. En 5 ans, j’ai eu le temps d’expérimenter à fond mon nouveau style de vie, de doucement le corriger, l’adapter à ma façon d’être, à mes besoins. Aujourd’hui c’est devenu mon quotidien – rien de plus que ma façon de vivre – mais une façon de vivre avec laquelle je me sens en harmonie, dans laquelle je prends soin de mon bien-être émotionnel, en mettant en avant mes passions, en vivant intensément, en narguant le regard incrédule qu’ont eu envers moi les gens qui pensaient que ça ne marcherait jamais.

5 ans après, ma vie n’est certainement pas un conte de fée. J’ai encore beaucoup de progrès à faire, beaucoup de chemin. Mais je suis enfin en paix avec moi-même et avec les autres, et je m’imprègne de toute la beauté que le monde met à ma disposition. Je suis devenue une personne positive. Je ne suis plus une victime, mais une survivante: je suis re-née de mes cendres.

Vietnam photo Corinne Stoppelli
Vietnam – Photo C. Stoppelli

Que dirais-tu aujourd’hui à la fille que tu étais il y a 5 ans ?

Je lui dirais « Bravo. Je ne sais pas ce qui t’a déclenché cette prise de conscience soudaine (et d’ailleurs j’aimerais bien mettre le doigt dessus, un jour). Elle a été salvatrice. Ne change absolument rien. Tu vas foncer dans le tas, prendre des risques, apprendre à laisser la peur et les médisances te couler sur les plumes. Quand tu y seras, tu n’y croiras presque pas. Tu ne te reconnaîtras pas. Tu réaliseras à quel point tu n’étais pas toi. À quel point la vie devient belle quant on croit en soi, quand on découvre la bonté des autres. À quel point il y a des milliers de gens formidables sur terre et que la vie ne se limite pas à un petit entourage de quartier. Que lorsque tu feras ce que tu aimes, tu te mettras sur la route de ceux qui, comme toi, font ce que tu aimes. »

Que dirais-tu à cette fille qui rêve de partir seule mais qui n’ose pas ?

Que si ça te fait peur, c’est que ce n’est peut-être pas fait pour toi. Mais tu rêves certainement d’aller à l’encontre de ta peur ? De te surpasser un peu ? C’est ce qui te permettra de te prouver que c’est (ou pas) vraiment fait pour toi.

Cela ne t’engage à rien de l’essayer, au moins une fois, afin de vérifier si ça te ressemble ou non.

Il y a un tas de gens qui n’ont pas besoin de faire d’expériences pour savoir, pour comprendre. Je les admire et les envie, mais je ne suis pas de celles-là. J’ai besoin de tout tester. Si tu penses que tu es comme moi, tu sais ce qu’il te reste à faire! Après tout, une nouvelle expérience qui se termine en échec est une pièce importante dans l’acceptation et la connaissance de soi. L’important n’est pas de réussir à tout prix, mais de se rapprocher de son équilibre personnel.

Mae Chaem Thaïlande - Photo Corinne Stoppelli
Thaïlande – Photo C. Stoppelli

Quel(s) pays lui conseillerais-tu pour un premier voyage solo et pourquoi ?

Le pays qui nous fait le plus rêver. Celui sur lequel on projette le plus de fantaisies surréalistes. Pour moi, il n’y a rien de plus salutaire que de se retrouver dans une réalité qu’on imaginait puissamment différente, et qui va se révéler encore plus différente une fois que l’on est dedans.

J’ai commencé par l’Asie, j’ai voyagé durant quelques mois à travers différents pays en sauts de puce (Sri Lanka, Chine, Philippines, Thaïlande) et puis, débordée par tout ce choix, je me suis arrêtée en Thaïlande où j’ai vécu pendant un an. La Thaïlande est une destination assez facile pour débuter je crois. Il y a beaucoup d’expatriés, ils sont souvent les bienvenus. Les thaïs sont extrêmement respectueux et chaleureux les uns envers les autres. Ils sont généralement tolérants, positifs, souriants. On s’y sent accueilli et en sécurité. Un petit conseil cependant: éviter les îles bondées, s’éloigner un peu des chemins les plus battus, histoire de rencontrer des univers un peu moins entachés par les problématiques liées au tourisme de masse.

Quelles sont selon toi les avantages et les inconvénients du voyage solo (au féminin) ?

Des inconvénients, pour moi il n’y en a pratiquement pas. Des avantages par contre, tout plein! Les gens sur la route ont tendance à vouloir aider et protéger plus facilement une femme qui voyage seule. On lui affuble un certain courage, on la respecte pour être capable de se débrouiller sans l’aide d’un homme. Le mec lui, on va le laisser un peu plus se débrouiller.

Je plains souvent la conditions des hommes, desquels on attend une fierté mal placée, qu’il supporte parfois l’insupportable, qu’on ait peur de le vexer en lui proposant de l’aide, peur qu’il s’en sente faible.

Bon, je dis qu’il n’y en a pratiquement pas, mais c’est que j’évite sciemment certains pays connus pour leur considération des femmes plus ou moins rétrograde. J’essaie d’éviter les situations où je pourrais être vue comme une proie facile.

Quels seraient tes conseils en matière de sécurité ?

S’efforcer de se comporter naturellement et appliquer les mesures de sécurité auxquelles on est habituées chez soi. S’adapter au mieux à un nouveau lieu et à ses habitudes. Voyager avec une valise à roulettes plutôt qu’un sac à dos. La fille sac au dos, étouffant sous la chaleur, avec son jogging et ses chaussures de marche, j’ai l’impression qu’elle tape à l’oeil de la personne malveillante (ah, une proie potentielle pour mon scam), et qu’elle est ignorée de la personne bienveillante (ah, encore une touriste de passage qui restera 3 jours et disparaîtra ensuite sans rien laisser derrière). Je ne sais pas, en réalité. Mais je trouve ça nettement plus agréable de me fondre dans la foule. J’observe les nanas locales, et je m’habille raisonnablement comme elles, ou comme je le ferais dans ma ville. Je me fonds dans le décor, en somme.

Quelles sont les voyageuses solo qui t’ont inspirée ou qui t’inspirent encore ?

J’avoue que mes petits auteurs favoris sont tous des hommes… Le Clézio notamment. J’avoue aussi que je ne suis pas une grande lectrice. J’ai été librovore dans ma jeunesse, et puis sitôt commencé à voyager, j’ai commencé à lire dans les gens. Aussi, je ne mentionnerai que des personnes que j’ai rencontré en chair et en os: Anick-Marie la Globestoppeuse, c’est une femme pleine de courage et pleine d’amour (et nomade depuis bien longtemps) – Aurélie la Curieuse Voyageuse et Marie-Julie de Taxi-Brousse, deux filles pétillantes et positives à souhait, pleines d’une énergie qui te transporte – Audrey de Roulettes et sac à dos, que rien n’arrête sur le chemin de ses rêves, et surtout pas son handicap – Jennifer de Moi, mes souliers, une bombe d’énergie, pleine d’idées et de bon goût – mon amie Evelyne, qui court les continents pour essayer d’aider les gens à exploiter leur potentiel.

Il y a beaucoup d’autres femmes qui m’ont inspiré et qui continuent de m’inspirer. Je n’aime pas faire des listes, car j’ai peur d’en oublier, mais j’espère avoir su leur prouver ma reconnaissance et mon admiration.

ile de Siquijor, Philippines - Corinne Stoppelli
Philippines – photo C. Stoppelli

Une citation qui t’accompagne, qui te guide ?

Body cells replace themselves every month. Even at this very moment. Most everything you think you know about me is nothing more than memories. (Haruki Murakami)

Un petit truc à ajouter sur le voyage solo ?

Le voyage en solo, je renommerais ça en le voyage introspectif. « Tu voyages toute seule? Wow? ». Je ne trouve pas spécialement de courage là-dedans. Je l’ai fait par dépit, parce que personne à l’époque, ne partageait mes folies de grandeur. Au final, j’ai été bien plus et mieux entourée durant mes années de voyage que durant tout le reste de ma vie.

J’en ai appris bien plus sur les autres, et sur moi-même.

Le voyage solo, ça te rend meilleure. Et quand on devient meilleure pour soi-même, on devient aussi meilleure pour les autres. On a plus d’énergie, de connaissance et d’empathie. On est mieux en mesure de comprendre, d’écouter, d’aider l’autre sans le voile de nos enseignements occidentaux, parfois un poil trop colonisateurs.

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Billets à lire sur le blog de Corinne :

Démystification de la vie nomade 

Le Bouddha rit

Vous pouvez aussi retrouver toute l’actualité de Corinne sur ses comptes Facebook, Twitter et Pinterest.

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yehliu taiwan Corinne Stoppelli
Taïwan – Photo C. Stoppelli

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22 Commentaires

  • Quelle super idée ! ça va réunir toutes les superwomens que je lisais avant le départ et continue de lire aujourd’hui.
    C’est vraiment beau, ça va continuer de rendre le voyage accessible à plein de femmes, je ne saurais te féliciter assez de cette initiative.
    Et concernant Corinne, sa plume est splendide, son histoire aussi, et j’aime particulièrement qu’elle montre autant d’elle-même dans ses articles.
    Bravo à toutes les deux !

  • Wow! Merci! Je ne connaissais pas Corrine mais je me reconnais 100% dans cette urgence de vivre, d’aller au-delà de mes peurs, de sortir du gris, aller à la rencontre des gens et de moi-même. Je suis toujours en train de me demander si je suis en train de fuir mais je pense de plus en plus que non: je fonce vers mes rêves.

  • Belle série qui s’annonce Adeline et un excellent début avec Corinne, je crois que tu n’aurais pas pu mieux choisir. Merci pour ce beau témoignage Corinne qui j’espère inspirera et rassurera certaines femmes. Des bises.

  • C’est vraiment une très belles interview ! Et une belle leçon de vie ! 🙂

    Et j’adore la citation : « Body cells replace themselves every month. Even at this very moment. Most everything you think you know about me is nothing more than memories. (Haruki Murakami) ».

  • Salut les filles,

    Je suis obligée de réagir à cet article puisque dans une semaine, je pars moi aussi en solo donc c’est d’actualité… Au passage, je commence par … l’Inde.

    D’abord, j’ai du mal à comprendre que tu dises « Voyager avec une valise à roulettes plutôt qu’un sac à dos. ». Je respecte ton avis mais je trouve que c’est assez grotesque (et très peu pratique) de préférer voyager avec une valise plutôt qu’un sac à dos sous prétexte qu’on voyage seule. Evidemment, tout dépend du type de voyage recherché alors pour reformuler, la valise ne conviendrait pas à mon type de voyage.

    Ensuite, je te rejoins complètement sur le fait que ça peut attirer quelques personnes malintentionnées. En revanche, c’est quand même plus pratique de pouvoir vadrouiller les mains libres non?! ^^

    A ce propos, en dehors de mes premiers pas en solo, je me lance aussi le défi de voyager « léger » justement parce que j’ai déjà « backpacké » et que j’ai abandonné un paquet d’affaires en chemin parce que mon sac était trop lourd …
    Je ne prendrai pas mon bon vieux sac à dos de 60L mais j’opterai pour une contenance 2 fois plus petite! 🙂 Suis-je tarée? On verra. Mais cette fois, personne ne sera là pour soulager mes petites épaules alors autant essayer!

    Enfin, j’adore les 4 dernières lignes de ton article et je suis bien d’accord avec toi! Quelle jolie conclusion! 🙂

    J’ai plein de choses à dire mais je ferai ça sur mon blog (histoire de ne pas polluer celui d’Adeline ^^). Cependant, comme toi, Corinne, ce sont surtout des hommes qui m’ont inspirée dans ma vie et mes voyages en général mais je dois dire que ton profil sort « du lot » et ça fait du bien! Je te souhaite sincèrement de parvenir à ton bonheur sur le chemin qu’il te reste à faire! 🙂

    A bientôt et bons voyages à tout le monde! 🙂

    • Salut Cyn,

      Merci pour ton commentaire, ça fait plaisir! J’espère que ton voyage se passera bien et t’apportera beaucoup de plaisir – tu commences fort avec l’Inde 😉

      Pour la partie technique: je suis passée en mode valise à roulettes 4×4 après 2 ans de backpack, pas seulement pour la question d’image, mais aussi pour la praticité. Je préfère pouvoir poser ma valise à tout moment – plutôt que d’avoir un poids constant sur mes épaules. J’emmerde moins les gens aussi dans les transports bondés (et moi-même aussi, si j’ai pas la place de le décharger sur un long trajet). Si j’ai des étapes professionnelles sur ma route qui requièrent un certain dress-code, ma valise passe aussi mieux visuellement.
      Après, c’est sûr, chacun trouve son compte dans l’un ou l’autre. Je ne voyage pas du tout léger (ma valise est ma maison et ma veste de tailleur et mes chaussures à eux seuls prennent pas mal de place) et j’ai un deuxième bagage à main avec l’ordi et le matos photo qui sont bien lourds. Si tu pars « backpacker », c’est sûr que le meilleur choix c’est de voyager le plus léger que possible – en plus en Asie, c’est pas trop cher de se refournir en fringues!
      Pour la question de l’image, j’ai moins l’air d’une touriste dans les grandes villes – on me houspille moins, on m’arrête moins, on me regarde moins: et ça me convient parfaitement. Après, en Inde, backpack ou roulettes c’est sûr que ça ne changerait rien 😉

      • Coucou Corinne,

        Je comprends mieux ton point de vue! 🙂

        Oui en effet, je commence fort en ayant choisi l’Inde mais c’est volontaire et c’est clair qu’un sac ne me rendra pas plus discrète qu’un autre mais bon, c’est normal.

        Bonne continuation à toi et merci d’avoir répondu! 🙂

  • Bonjour,

    Super article qui nous fait pousser des ails.

    J’ai 23 ans et je suis attirée depuis toujours par l’aventure et les voyages… Le hic est que je ne me lance jamais par peur, manque de confiance et surtout barrage de la langue mais cette année j’ai envie de me lancer… 🙂

    Bonne journée 🙂

  • Salut,

    C’est sympa toutes ces histoires, ça donne envie. Moi aussi j’adore voyager, et j’ai voyagé un peu par moi-même pendant de courtes vacances et je rêverais de partir vraiment un certain explorer le monde.
    La question que je me pose toujours quand je lis des récits de ce type, c’est: comment vous vous financez?! perso, je suis étudiante, je n’ai pas un compte en banque très fourni et dès qu’il se remplit un peu, je le vide rapidement en allant vadrouiller à droite à gauche! Ce qui fait que malgré l’envie plus que puissante, je n’ai pas les moyens de partir comme ça!
    Alors quand je vous vois partir aussi longtemps, je me demande comment vous faites pour avoir de quoi vivre au final?
    Merci pour vos récits et conseils!

    • Salut Claire,
      Merci pour ton petit mot.
      Pour répondre à ta question de financement, pour ma part j’ai économisé pendant quelques années et je me suis servi de l’argent que j’avais mis de côté pour voyager. Beaucoup de voyageurs travaillent tout en voyageant. Souvent ils travaillent dans le domaine du numérique et en freelance. C’est le cas de Corinne.
      Après il y a aussi d’autres méthodes comme le volontariat, le working holiday visa, le wwoofing bref il y a beaucoup de moyens aujourd’hui pour voyager soit à petit budget soit en travaillant.

    • Salut Claire!
      Jusqu’ici j’ai vécu avec 14-19’000€/an voyages inclus (gagnés avec différents boulots online, comme le webdesign). Et ça c’est quand je suis en Europe. Ailleurs, en Asie par exemple, tout coûte moins cher. Alors, le gros billet d’avion qui te permet de partir, tu vas le rentabiliser en passant quelques mois, voire un an, dans une destination pas très chère. Cela me demande par contre de ne plus avoir de loyer à ma charge.
      Tu dis que tu es étudiante – peut-être pense déjà à des façons avec lesquelles tu pourrais rendre ton travail portable – être indépendante, offrir tes services online.
      Je travaillais déjà dans le numérique avant de partir, mais cela m’a quand même demandé deux ans d’organisation pour me libérer des attaches physiques.

  • Super interview. C’est très intéressant de voir ta façon de voyager. Cela ne doit pas être facile de voyager seule et je pense que beaucoup doivent avoir peur de partir à l’autre bout du monde seul (et je les comprend). C’est un vrai mode de vie pas comme les autres. Tu dois faire des rencontres incroyables !!

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