Voyager seul(e) en Amérique du Sud

Osons le dire, voyager seule en Amérique du Sud me faisait peur. Avant mon départ en tour du monde j’avais lu de nombreux blogs sur lesquels on parlait des dangers : de vols en accidents de la route en passant par les attaques de bus, bref un voyage en Amérique du sud ne me semblait pas évident et surtout pas de tout repos. Le voyage sur ce continent peut effectivement réserver de mauvaises surprises. Comment ai-je vécu mes 4 mois de vadrouille en Amérique latine ? Me suis-je réellement senti en danger ? Quels sont mes conseils pour voyager seule sur ce continent ? Je vous dis tout dans ce billet.

La réalité d’un voyage en solo en Amérique du sud

A l’heure du choix de mon parcours, j’avais la possibilité de commencer mon voyage par l’Amérique du sud ou l’Inde. L’un comme l’autre avait ses difficultés (cf le billet voyager seule en Inde). J’ai préféré l’Inde pour 2 raisons :

  1. Eviter la mousson qui me semblait ne pas être le moment idéal pour parcourir ce pays et parce que l’Asie est un continent sur lequel je me sens bien et où j’ai certains repères
  2. M’aguerrir aux techniques du voyage en solo sur un continent que je connaissais bien pour affronter plus facilement tous les dangers de l’Amérique du Sud.

Et bien m’en a pris !

En Amérique du Sud, le mot CONFIANCE est à rayer de son vocabulaire : dur dur quand on voyage en solo. Il faut donc savoir adapter son attitude en conséquence. Le danger ressenti vient souvent des autres et souvent à cause des biens que l’on a sur soi (argent, carte bleue, appareil photo).  Pour mon cas, il venait de mon reflex numérique. Et oui tout signe extérieur de richesse est à banir sur ce continent. Mon objet le plus cher allait devenir mon pire ennemi dans certains coins du continent, et surtout dans les villes ! Chaque fois que je le sortais, un local bienveillant était là pour me dire « range ton appareil, il a une grande valeur et ici tu vas te le faire voler ». J’ai donc dû ruser pour éviter le pire. Même si j’étais préparée à me le faire voler, la violence parfois physique et souvent morale qui en découle me faisait souvent réfléchir avant de sortir l’appareil. Fini la spontanéité des photos dans les villes, place au calcul.

En Amérique du sud, la première des attitudes à adopter est de ressembler le moins possible à un touriste et éviter tout signe extérieur de richesse, surtout dans les villes. Pas de bijoux, pas d’appareil photo autour du cou, rien qui ne tente le local qui pourrait se faire quelques mois de salaire en revendant le fruit de ses vols à l’arrachée. Ceci parait idiot mais vous n’imaginez pas le nombre de personnes se promenant avec un reflex autour du cou sans avoir conscience de l’argent que cela représente dans certains pays. Avoir conscience du monde qui nous entoure est une règle de base quand on voyage.

L’Amérique du Sud, c’est une atmosphère particulière. Y voyager seule c’est montrer que l’on se sent en sécurité, même si ce n’est pas le cas ! Il faut adapter son attitude : marcher la tête haute, montrer que l’on sait où l’on va et surtout ne pas montrer ses peurs, quelque soit la situation. C’est vrai partout me direz-vous, mais encore plus sur ce continent qui peut réserver de mauvaises surprises. Ma pire expérience se passe à La Paz : je dois prendre un taxi pour l’aéroport et je le commande par une compagnie recommandée par ma guest house. Je monte dans la voiture et je me rends vite compte que le chauffeur est un peu louche. Il parle à la radio, je ne comprends rien, il fait trois fois le tour de la place voisine de l’hôtel et me dit que finalement je vais changer de voiture. Là commencent quelques minutes de stress les plus interminables de ma vie. Je suis seule dans cette voiture avec toutes mes affaire et me voilà à parcourir les rues qui me semblent être les plus glauques et les plus reculées de la ville. Au milieu d’un contrefort de la ville, le chauffeur s’arrête, commence à s’engueuler avec un autre puis ouvre ma portière, me demande de prendre mes affaires, de descendre et de changer de voiture. Le 2ème chauffeur a l’air bien plus sympa mais je suis sur mes gardes, mon coeur bat à plein régime, plus que la normale. Je guette le 1er signe qui me dira que je pars bien en direction de l’aéroport. Le minutes sont longues… Au premier panneau « Aeropuerto », je sens la pression redescendre, le rythme cardiaque ralentir, je suis sur la bonne route ! C’est une fois arrivée à l’aéroport et en « sécurité » que j’ai pris conscience que s’il m’était arrivé quelque chose, personne ne savait que j’étais montée dans cette voiture ! Au Pérou ou en Bolivie, tout le monde te dit de relever la plaque d’immatriculation de la voiture dans laquelle tu montes et de l’envoyer à quelqu’un. A qui l’envoyer quand on ne connait personne ? comment l’envoyer quand on n’a pas de téléphone portable ? Faire confiance à son instinct est la première des choses. Dans ce cas précis mon instinct ne m’a envoyé aucun signe positif. J’ai finalement fait confiance à ma bonne étoile !

Il y a une vraie différence à voyager à deux ou en solo sur ce continent. A deux, on veille l’un sur l’autre, l’un sur les sacs de l’autre, on se rassure, on rigole d’un stress qu’on aurait eu pour rien etc… Seul(e), tout est plus difficile : comment aller aux toilettes dans une gare avec ses sacs à dos ? Comment sortir et rentrer seule de nuit à son hotel ? Comment dormir sur ses 2 oreilles dans un bus ? La vraie difficulté est de trouver ses marques, ses repères, savoir repérer le danger, tout simplement trouver sa zone de sécurité. J’ai rarement apprécié les villes en Amérique du Sud quand je les visitais seule. Impossible de lâcher prise et se laisser aller le nez au vent quand au coin la rue peut se trouver le quartier le plus dangereux de la ville sans que vous ne le sachiez. Ma technique a été de chaque fois demander à mes guest houses les quartiers où il ne fallait surtout pas se rendre en tant que touriste pour les éviter et ne pas me mettre en danger pour un manque de discernement.

Au-delà du danger ambiant, il faut faire face au danger des routes. Circuler dans les Andes, c’est être confronté aux routes de montagne étroites, dangereuses avec des conducteurs fous. On n’est jamais à l’abris d’un accident mais mieux vaut mettre toutes les chances de son côté pour les éviter. J’ai souvent fait attention aux compagnies de bus que je choisissais pour voyager et souvent préféré payer mes trajets en bus un peu plus cher pour m’assurer plus de sécurité. C’est très facile à savoir, il suffit de demander aux autres voyageurs, aux guest houses ou simplement repérer l’état des bus sur les parkings.

Et une fille seule ?

Je ne me suis pas sentie plus en insécurité qu’un homme. J’ai même rencontré plus d’hommes à qui il est arrivé des problèmes que de femmes. Certes j’ai peut-être fait plus attention et essayé de prévenir le danger plutôt que de l’affronter. J’ai évité d’aller dans des zones où je me serais plongée dans la gueule du loup, comme cette fille rencontrée à Atacama qui s’est fait dérober toutes ses affaires dans une zone de Valparaiso où il fallait mieux pas mettre les pieds. En arrivant dans ce quartier, une vielle femme est sortie de sa maison pour lui dire de rebrousser chemin. Pas le temps de l’écouter qu’elle se faisait entourée par quelques jeunes et voler toutes ses affaires. Ceci est un cas parmi tant d’autres rencontrés en 3 mois de voyage.

Une fille seule n’est pas forcément plus vulnérable qu’un homme sur ce continent. D’instinct une femme va peut-être faire plus attention aux quartiers dans lesquels elle se rend et éviter de se retrouver seule dans une rue qui n’inspire pas confiance.

Mes conseils :

– Avancer la tête haute, avec assurance. Ne pas montrer ses peurs.

– Prévenir le danger en écoutant les conseils des locaux. Pour plus de sécurité, demander dans les guest houses les quartiers qu’il vaut mieux éviter.

– Ne jamais porter des signes extérieurs de richesse sur soi : surtout l’or, les appareils photos autour du cou…

– Toujours avoir quelques billets dans la poche à dégainer en cas d’aggression

Attacher ses sacs s’ils ne sont pas sur son dos. Les voyageurs sont des proies faciles dans les gares ou dans les bus, il suffit d’un regard qui dévie pour se faire tout dévaliser. Mieux vaut être prévoyant !

En cas de vol, ne pas résister. Votre vie vaut plus que tous les biens matériels que vous avez sur vous.

Attention aux faux flics qui ne sont pas des légendes (surtout en Bolivie) et toujours demander à aller au commissariat.

– Eviter de sortir le soir avec sa carte bleue et tout son argent ! Les laisser au coffre de votre guest house est plus sécurisant que de les avoir sur soi.

– Eviter de sortir seule la nuit si on vous dit que le quartier dans lequel vous logez est dangereux et essayer de rentrer en taxi pour éviter les mauvaises rencontres.

Voyager seule en Amérique du Sud n’est pas de tout repos mais cela ne doit pas vous empêcher de visiter ce continent aux paysages et aux cultures uniques. Du désert d’Atacama au Chili à la vallée sacrée au Pérou ou le Salar en Bolivie jusqu’aux grandes étendues de Patagonie, ce continent vous fait aller de surprises en émerveillements ! Les dangers sont certes bien présents mais le bon sens et  l’instinct y sont bien souvent nos meilleurs protecteurs. Et puis sachez que quand on voyage seul(e), on est rarement seul(e) alors un conseil : n’ayez pas peur et filez en Amérique du Sud !

A lire ou relire pour aller plus loin : Voyager en solo : 6 attitudes à adopter pour plus de sécurité

Voyager seule en amérique du sud - Lagunes de Bolivie

Et vous, avez-vous déjà voyagé en solo en Amérique du Sud ? Quelles ont été vos difficultés ? Quels sont vos conseils ? 

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Voyager seule en Amérique du sud, tous mes conseils pour plus de sécurité sur ce continent

 

 

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33 Commentaires

  • Rien que ton titre m’a fait frémir … car en couple nous avons été attaqué par des filles qui ont fait les poches de l’Hom cherchant une CB que je portais moi ! A l’hôtel le soir un autre couple a eu moins de chance : plus de porte feuille ni de papiers : Buenos Aires ! A Lima nous avons été victime du gang des faux taxis, j’ai eu la présence d’esprit de leur dire que nous avions tout payé à notre voyagiste en France et que nous n’avions aucun argent avec nous …sauvés !! Bises

  • J’ai voyagé 4 mois aussi en Amérique du Sud toute seule et ne m’y suis casiment jamais sentie en insécurité. On m’a suivi en Equateur, je me suis refugiee dans une boutique et une femme m’a conduite dans une zone plus safe. Et Guayaquil comme Quito sont les endroits ou je me suis sentie le plus en danger.
    Mais comme tu le dis si bien, il est évident que je n’avais pas de bijoux, et ne possédais pas grand chose de valeur, et je ne suis pas d’une nature flipée. Parler couramment espagnol m’a aussi beaucoup aidé! Mon objet qui avait le plus de valeur était mon apareil photos compact que j’ai donc pu dégainer tout le temps même en plein milieu du carnaval de Rio. Un conseil qui marche bien pour moi, c’est la banane, une ventrale sous les fringues avec carte bleue, passeport et une devant plus grosse avec l’appareil photos et je ne l’enlevais jamais, sous le pull dans les bus de nuit pour dormir (ils sont climatisés) et un autre bon plan, c’est de voyager avec un antivol pour vélos, pratique pour attacher son gros sac avec son petit en consigne ou a un truc pour aller aux toilettes tranquille ou meme au siege du bus la nuit.
    Demander aux auberges, c’est bien, lire le lonely planet aussi, ca m’a donné beaucoup de bons conseils.
    Et dans mon tour du monde, c’est le continent que j’ai préféré! Allez-y!

  • Je suis tout à fait d’accord avec toi, avancer la tête haute, avec assurance et ne pas montrer ses peurs, ça évite beaucoup d’ennuis. Et pas juste en voyage, mais tout le temps. J’ai connu une fille qui s’était fait voler 3 fois à Montréal de JOUR, ville où je me promène à 2 du mat sans aucune inquiétude. Pas de chance, avec la tête d’ange qu’elle a, c’est une cible facile.

  • Les conseils que tu donnes ici sont très justes il me semble.

    Mais j’ai tiqué en lisant qu’il fallait bannir le mot « confiance » en Amérique latine. Ce n’est pas du tout l’impression que m’ont laissé mes cinq mois entre la Bolivie et le Pérou. J’y ai rencontré des gens souriants, prêts à répondre à mes questions, heureux de voir que je faisais des efforts pour parler en espagnol. J’ai pris des bus seule pendant des dizaines et des dizaines d’heures, me suis énormément baladée sans plan, au gré des rencontres et du feeling et pas le moindre problème à signaler.

    Le fait d’avoir fait du volontariat sur place m’a peut-être aidée: j’avais des interlocuteurs fiables et soucieux de mon bien-être qui m’ont ensuite aiguillée vers d’autres familles ou endroits à ne pas manquer.

    J’ai été suivie une seule fois, pendant dix minutes. J’ai fait alors une halte stratégique près d’un magasin, et le curieux a dû se résoudre à laisser tomber.

    En somme, je crois avoir adopté la même attitude en Asie, Océanie ou Amérique latine.

    Mais ce continent semble faire plus peur aux voyageurs et il est vrai que l’on rencontre toujours des voyageurs peu chanceux qui se sont faits voler leur appareil ou de l’argent. Ma famille était particulièrement préoccupée quand j’étais en Amérique latine d’ailleurs, tant on leur avait raconté d’horribles anecdotes.

    J’y retournerai avec plaisir en tous cas, en Equateur d’abord puis en Colombie et au Brésil.

    NowMadNow

  • Ben… chui pas sûre que ça me rassure tant que ça cet article !
    Moi aussi, l’Amérique Latine est au programme de mon tour du monde, je parle 2 mots d’espagnol (Ola ! Como esta ?)et tout ce que j’entends commencerait presque à me faire fliper…

    • @AL autour du monde : moi j’étais comme toi mais au final comme le dit Aline, les gens sont d’une extrême gentillesse et souriants. Ce sont les signes extérieurs de richesses qui font que les gens sont attirés donc moins tu en portes mieux c’est ! L’Amérique du Sud est un continent très riche tant au niveau culturel que naturel alors il ne faut pas se laisser envahir par la peur et foncer.
      Un petit conseil, si tu as le temps de t’arrêter une semaine pour prendre des cours d’espagnol quelque part, il faut le faire. J’ai regretté de ne pas l’avoir fait. ça rend la vie beaucoup plus facile que de pouvoir échanger avec les uns et les autres.

      • Sans hésiter je crois que le stage d’espagnol peut au moins faire tomber l’appréhension de ne rien comprendre à ce qu’on te dit. Mais quand tu débarques en ville avec ton gros sac à dos et ton guide de voyage à la main, tu te fais quand même vite repérer… Cela étant dit, hors de question de passer à côté de l’Amérique Latine et puis… ça peut très bien se passer !

  • J’ai beaucoup aimé ton article! Ton expérience est très interessante à connaitre.
    Personnelement, j’ai au contraire tendance à ne pas avoir de craintes, à me dire qu’il ne m’arrivera rien! (bon, peut-être aussi parce qu’il ne m’est jamais rien arrivé).
    En lisant ton article je me suis dis qu’il faut que je fasse plus attention…
    Mais bon, ce n’est pas pour cela que je ne fais pas gaffe, je fais au contraire plutôt attention mais cela est insconcient car c’est juste une question d’habitude (par exemple, je ne me balade jamais avec un plan dans les mains, des que je prends une photo je range mon appareil. En cela même en Europe).

  • Difficile de ne pas ressembler à un touriste quand on a sur le dos un sac de randonneur. Quand on arrive en ville, il faut tout de suite trouver un hôtel pour se débarasser de cet appât.

    Pour l’instant, je n’ai voyagé seul qu’en Amérique centrale mais je me dirige bientôt vers le sud. Et merci pour les conseils de sécurité, tu as énuméré les principaux.

  • Je n’ai jamais voyagé en Amérique du Sud mais j’ai un ami qui a vécu plus de 6 mois au Brésil, et il lui est arrivé toute sorte d’histoires ! Comme tu le dis, je pense que le mieux est de ne montrer aucun signe de richesse et d’essayer de se fondre discrètement dans la masse. Il faudrait arriver déjà tout bronzé en fait 😉

  • Tu as de bons conseils dans ton article.
    Ne pas montrer de signe de peur et surtout ne pas montrer de signes extérieurs de richesse, c’est important.
    Après, tout dépend de la zone. L’Uruguay et le Paraguay sont à des années lumière l’un de l’autre par exemple.
    Et mon appareil photo m’a aussi permis de faire une rencontre merveilleuse à La Paz. Mais en y réfléchissant, après coup, je suis quand même devenu adepte du « no sac » de plus en plus.
    J’ai eu plus de problèmes au Brésil personnellement. Plus les inégalités sont fortes, plus c’est risqué.
    Mais on tombera la plupart du temps sur des gens charmants, il ne faut surtout pas tomber dans la méfiance à tous les coins de rue (sinon on perd le plaisir même du voyage) tout en restant prudent dans les quartiers qui craignent.

  • J’ai voyagé pas mal en Amérique latine (Panama, Guatemala, Costa Rica et Mexique), mais jamais seul. Voyager seul n’est pas fait pour toutes les personnalités. Si tu es ouvert, tu n’auras aucun mal à discuter et à te faire des amis, mais si tu es introverti, tu risques de t’ennuyer.

    Par contre, le voyage en solo doit être une belle expérience de vie, ça aide à se pencher sur soi-même et à développer de grandes idées.

    Là, je reviens de Haiti avec un ami, c’était pas du tout dangereux; faut dire que l’Onu est à tous les coins de rue.

  • Bonjour adeline,

    Ma copine est partie en amérique latine seule et je t’avoue que ton article me rassure un peu, même si je sais qu’elle s’est bien renseignée et préparée, la laisser partir un peu livrée à elle-même, pas facile!
    Je pense cependant que ce voyage va être très bénéfique pour elle comme cela a dû l’être pour toi. En tout cas bel article, cela va en rassurer plus d’un qui comme moi attendent le bon retour de leur globe trotteuse!

  • Salut !

    Je commence mon tour du monde en Amerique du Sud dans quelques semaines, et notre première destination est Buenos Aires !

    Je vient de tomber sur ton article, et je me demandais comment ne pas attirer l’attention avec nos gros sacs à dos ? car selon moi c’est un signe « evident » de richesse..

    • Bonjour Jenny,
      Je ne me suis jamais vraiment sentie en danger avec mon gros sac, c’est plus lors de mes balades en ville ou quand je sortais mon appareil photo que je me suis sentie observée. Ce que les voleurs recherchent, c’est surtout l’argent et les appareils photos. Ces biens là ne sont pas dans nos « gros » sac à dos !

  • salut,
    je viens juste de découvrir ton blog qui est très sympa. ça fait plaisir de voir de vraies voyageuses.
    pour ma part je suis partie 6 mois en amérique du sud, en couple, donc mon vécu n’est peut-être pas exactement le même. je suis en grande partie d’accord avec toi, en revanche je crois qu’il ne faut pas mettre tous les pays dans le même sac. j’ai été au pérou, en bolivie et en argentine, et ce furent trois expériences à part. en ce qui concerne la sécurité, le pérou est peut-être le plus à craindre des trois. sinon en bolivie, les grandes villes sont peu sûres la nuit, mais les campagnes très très tranquilles, on s’y sent vraiment bien. l’argentine, c’est plus l’europe, les périphéries de grandes villes pas très cool (surtout la capitale évidemment), le reste assez peinard. en tout cas en 6 mois, nous n’avons eu aucun souci, aucun vol, rien, en voyageant en stop, bus, etc, en dormant en tente ou dans des hotels miteux. le premier principe est d’écouter et de respecter les conseils des locaux, et bien sûr comme tu l’as dit ne pas sortir son appareil photo ou autre objet estampillé « riche » (facile pour moi je n’en avais pas). par contre on ne peut rien contre le sac à dos et nos faces de blancs-becs! évidemment c’est plus facile si on parle la langue, on se fait moins facilement avoir. (je flipperai plus en asie, je ne parle pas un mot d’anglais)… bref je racontes ma vie, mais toujours est-il que tes articles sont très intéressants et montrent que tout est possible! merci et bonne continuation!
    fanny

  • Bonjour,
    De par mon expérience de voyageuse solitaires, voici mes quelques conseils :
    Essayez tout d’abord de comprendre les pratiques culturelles du pays, sachez vous entourez des bonne personnes et tentez de les impliquer dans votre sécurité (barmans, réceptionniste, etc.) et n’hésitez pas à souscrire à une assurance voyage!
    A bientôt.
    Catherine

  • Avant tout, bravo, très belle article, j’organise mon voyage autour du monde prévu dans 2 ans !
    La question je me pose plus rapidement que l’Amérique du sud, c’est « voyager seul en Amérique centrale ». En effet mon cœur balance car le Guatemala/Honduras/Panama sont des pays qui m’attire fortement mais l’insécurité y est d’autant plus grande d’après ce que je lis sur différents blogs !
    A bientôt.
    Cédric

    • Bjr Cédric, je ne connais pas l’Amérique centrale donc je ne peux pas vraiment te répondre mais j’image qu’il fut prendre les mêmes précautions que pour l’Amérique du sud.

  • Un article sympa, qui me rappelle de bons moments. J’ai pu voyager seule en Amérique Latine, au Pérou principalement, 7 mois au total, peut-être 8 même et les rares problèmes que j’ai pu avoir, ce n’est rien à côté de tous les bons moments que j’ai passé, et surtout les belles rencontres.
    Quand on voyage seule, on n’est jamais seule finalement. On rencontre tout un tas de personnes pour faire un bout de chemin ensemble. Maintenant, c’est avec homme et bébé que je voyage, c’est différent, mais très bien aussi !!!

  • Je viens d’arriver de trois mois en Amérique du Sud, mais accompagnée de mon copain. Je repars dans deux semaines, mais maintenant toute seule, faire le Brésil et le Pérou.
    En fait, Buenos Aires, la Patagonie, Mendoza et Santiago de Chile sont des villes relativement sûres. Valparaiso et Montevideo sont peut-être plus à craindre, mais encore là, il y a toujours un local qui se donne la peine de vous avertir le cas échéant. Le Paraguay curieusement m’est apparu sécuritaire, bien qu’il soit l’un des pays les plus pauvres de ce continent. Et les gens sont charmants!!!
    La Colombie n’est plus ce qu’elle était! À part Medellin peut-être, dans certains endroits…

  • Adeline… j’adore ton site 🙂
    Je voyage souvent seule mais pour l’instant ce n’était pas dans des pays très « dangereux ».
    J’ai surtout apprécié ton article sur l’audace de voyager seule.
    Je suis entièrement d’accord avec toi sur ce que tu as écrit ici.
    J’ai en tête d’aller en Amérique du sud aussi… je vais d’abord tâter le terrain en Argentine et au Chili et si je me sens d’aller dans d’autres pays… zouh!
    La grande question pour moi est de savoir si j’emmène mon appareil photo réflexe ou si j’achète un compact… J’ai l’impression que ce serait mieux de le laisser ici mais je serais bien frustrée quand même lors de faire certains zoom…
    Que me conseillerais-tu pour les pays comme la Bolivie-l’Equateur-le Pérou?
    Merci beaucoup 🙂
    Et passe de très bons moments encore dans tes voyages comme en général 😉
    Bises

  • Salut, merci pour cet article très interressant.
    Je m’apprète à partir seule en Amérique centrale: Cuba, nicaragua, costa rica, panama puis Colombie. J’avoue que j’apréhende un peu mais je n’ai trouvé personne pour m’accompagner alors je fonce 🙂 advienne que pourra 🙂
    si quelqu’un envisage de partir ou est déjà parti dans ces pays, je suis preneuse de conseils ou amis de voyage 🙂

  • Merci pour ces astuces! C’est vrai qu’en tant que « touriste », on ne se rend pas forcément compte de ce que ou de combien peut représenter, comme tu l’as cité, un appareil photo auprès des locaux.

  • Tu donnes de bon trucs pour l’Amérique du sud, mais ça me semble un peu dramatisé. Je suis d’accord qu’il faut passer sous le radar pour ne pas trop attire l’attention, mais la grande majorité des sud américain ne sont pas pire que les autres. J’y ai passer 8 mois dans 6 pays et je ne me suis presque jamais senti en danger. J’ai eu l’impression quelques fois de me faire suivre, mais je me suis réfugier dans des endroit plus sur juste au cas. Mais pour les gens, la majorité sont plus curieux de nous connaitre que de vouloir nous voler. Bien sur il y a toujours certaines gens mal intentionner, mais il y en a partout. Malheureusement ces quelques personnes donne une mauvaise impression.

    Bien sur il faut aussi être discret avec les objets de valeurs, mais souvent les gens te regarge avec ton appareil photo, mais ce n’est pas souvent dans le but de te le voler. Les sud américains ne sont pas très friants de se faire prendre en photo, alors j’ai souvent remaqué qu’on m’observait plus pour être certain que je ne tourney pas l’objectif vers eux qu’en voulant me voler. Il y a toujours le coté d’être dans des quartiers surs, si vous êtes dans de petits quartiers (genre bidonville), il est preferable de garder son appareil hors de vue.

    J’adore l’Amérique latine et j’y retournerai d’ailleurs en 2017 pour un année complete ou plus en solo. 🙂

  • Sylvi pour te répondre, tu peux apporter ton reflex, mais apporte aussi un compact pour les moments ou tu veux prendre des photos, mais que les environs te semble moins surs. J’ai toujours eu deux appareils lors de mon passage pour cette raison. 😉

  • Salut, merci pour ton article. Je vais partir en Mars pour 1 mois et je ne sais pas encore ou…:) si quelque un veut se joindre au voyage, on peut en discuter par Skype!
    A bientôt

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