Comment compenser carbone mes voyages ? Bilan 2018, constat, solutions et mes engagements

Aucun voyageur ne peut aujourd’hui ignorer l’impact de ses voyages en avion sur l’environnement et le climat. Si j’essaye de réduire au maximum mes déplacements en aérien, ce n’est pas toujours possible de les éviter principalement, pour ce qui me concerne, pour des raisons professionnelles. A l’heure où  60 youtubers lancent des défis à leurs fans pour protéger la planète, je me suis intéressée à mon empreinte carbone 2018 et la question de sa compensation et me dis, chères ami.e.s lectrices et lecteurs que vous pourriez peut-être en faire autant. Combien j’émets de CO2 en voyageant en avion ? Comment puis-je compenser mes émissions de gaz à effet de serre ? Combien cela me coûterait-il ? Quels sont mes objectifs pour réduire mon impact en 2019 ? Et au quotidien, quelles actions je mène ? Je vous dis tout de ma démarche, de mes recherches, de mes objectifs futurs pour éventuellement vous inciter vous aussi à agir en faveur de notre jolie planète.

Comment compenser carbone ? Bilan, constat, solutions et engagements pour 2019 #voyage

Mon empreinte carbone en 2018 – Ma prise de conscience

Selon le GIEC, le transport aérien représente aujourd’hui 2 à 3% des émissions de CO2 d’origine humaine. Parallèlement l’association internationale du transport aérien (l’IATA) estimait en 2016 le doublement du nombre de passagers d’ici à 2035 (soit 7,2 milliards par an contre 3,8 en 2016). Qui dit augmentation de trafic, dit augmentation de la pollution non ?

Il faut donc agir et la voyageuse compulsive que je suis en a bien conscience !

En septembre dernier je suis partie en Australie avec des blogueurs allemands dont mon amie Nina Smaracuja. Lors de l’une de nos soirées, nous avons discuté de notre empreinte carbone, de comment nous allions compenser nos vols et surtout avec quel organisme. C’est un sujet dont on parle rarement (voire pas du tout) sur les blogs aussi je me suis dit que c’était intéressant pour une fois d’aborder le sujet et sans langue de bois. Depuis mon retour je me suis donc vraiment intéressée au sujet. Alors que la fin de l’année approche et qu’il ne me reste qu’un voyage d’ici à la fin décembre, j’ai trouvé que c’était le bon moment pour me pencher en profondeur sur mon cas et de faire le bilan carbone annuel de mes voyages.

En 2018 j’ai levé le pied sur mes voyages enfin c’est ce que je pensais jusqu’à ce que je fasse le calcul ! Si dans les fait j’ai effectivement beaucoup moins voyagé que les années précédentes, j’ai quand même vraiment encore TROP PRIS L’AVION. Les chiffres vont certainement vous choquer mais j’ai décidé d’être très honnête, d’abord avec moi-même, pour mesurer réellement l’impact de mes voyages et pouvoir travailler dessus dans les années à venir. C’est l’un des mes engagements envers la planète.

Mes voyages, mon bilan carbone

En 2018, je suis partie 9 fois en voyage : 3 personnels, 6 pour des reportages (mon prochain et dernier voyage est inclus dans ces chiffres)

Pour ces 9 voyages j’ai pris 35 fois l’avion et 10 fois le train. ça change pas mal la donne de ne plus habiter dans la capitale, ça rajoute souvent une escale pour aller prendre un long courrier à Paris, Londres ou Amsterdam.

Tous ces trajets représentent environ 22 tonnes d’émissions de CO2 soit 12 fois ce que la terre peut supporter par personne par an

Ce n’est pas le plus intéressant dans mon analyse je trouve mais, pour information, le montant de ma compensation carbone pour 2018 (juste pour mes voyages en avion et en train) s’élève à plus ou moins 430€ (source : calculateur Fondation good Planet). En réalité chaque organisme a son propre calculateur et les chiffres varient de l’un à l’autre. J’ai pris celui de la Fondation Good Planet car c’est de loin le plus pratique pour calculer sa consommation annuelle mais très honnêtement ce n’est pas le plus pointu.

Constat : c’était avéré, c’est maintenant prouvé : je suis une sale pollueuse.

Y- t-il des voyages en avion que j’aurais pu éviter cette année ?

Clairement oui, je pense notamment à certains Aller/Retour Nantes/Paris pour avoir des correspondances à Charles de Gaulle ou certains trajets que j’aurais pu faire différemment en cumulant un vol à des trains pour limiter mon impact. J’aurais pu aussi faire mon Nantes-Marseille en train mais pour des raisons de coût (3x moins cher ça change la donne), j’ai choisi l’aérien plutôt que le terrestre. Mais voilà je mesure aujourd’hui combien l’impact en train est significativement plus faible.

Prenons pour exemple le trajet Nantes-Paris que je fais le plus souvent :

  • Pour un Nantes-Paris en avion, j’émets 0,15 tonnes de CO2 -> c’est trop
  • Pour un Nantes-Paris en train je n’émets quasiment aucun CO2-> c’est rien

Pour parler en compensation, le premier est à 3€, le deuxième à 0,03€, ça vous parle peut-être plus 😉

Il n’y pas photo non ?

En agissant plus en amont auprès des mes partenaires pour réserver train + avion plutôt que multiplier les vols, j’aurais pu éviter d’émettre quelques tonnes de CO2 et préserver la planète de cette pollution inutile. J’ai conscience de cela et ce sera l’un de mes points d’améliorations sur 2019.

Les solutions pour calculer & compenser mon empreinte carbone

Les entreprises du tourisme qui compensent 100% des voyages de leurs clients, je pense notamment aux agences du groupe Voyageurs du monde, font appel à des fondations mais celles-ci ne prennent pas les dons des particuliers. J’ai donc fait quelques recherches pour trouver des ONG ou des fondations qui oeuvrent dans ce sens et qui vont au-delà de la reforestation. Toutes ces organisations proposent sur leur site des calculateurs, plus ou moins biens faciles à manipuler, plus ou moins pointus aussi.

Voici les 4 organismes qui ont retenu mon attention :

CO2 My climate

CO2 my climate est une ONG suisse soutenue, entre autres, par Bertrand Piccard (pilote & initiateur de Solar Impulse) et le prix Nobel de la paix, le Professeur Yunus Mohammad.

Le site n’est pas trop bien fichu malheureusement, un peu brouillon mais ce que j’aime particulièrement c’est que l’on peut choisir parmi les divers projets sur lesquels on veut s’engager comme de l’eau potable pour des familles en Ouganda, des micro-crédits au Kenya pour que les femmes puissent acquérir des fours efficaces et bien d’autres encore. Il est trilingue : allemand, français et anglais et on peut faire des dons en francs suisses, en euro ou en GPB.

Ils sont transparents de A à Z et vous informent sur le suivi de vos dons. Les suisses et les allemands peuvent même déduire leurs dons de leurs impôts.

Atmosfair

Atmosfair est une organisation allemande créée par deux organismes (une association d’agents de voyage dans le tourisme durable et Germanwatch). Elle est soutenue par l’agence fédérale de l’environnement allemande. Ils soutiennent des projets dans l’éducation et selon les technologies (efficacité de l’énergie, énergie solaire, l’énergie éolienne…) et travaillent au développement des énergies renouvelables dans les pays qui n’ont pas les moyens de le faire. Quand vous faites un don, vous pouvez choisir un projet ou donner pour soutenir « tous les projets ».

C’est un organisme qui me plait beaucoup. Leur site est très bien fait, entièrement dédié au voyage et comment voyager de façon plus durable. Il est bilingue allemand et anglais.

MyClimate et Atmosfair respectent le label Gold Standard dans le choix de leurs projets.

CO2 solidaire

CO2 solidaire est une organisation créée en 2004 par l’ONG GERES (Groupe Énergies Renouvelables, Environnement et Solidarités), elle est aujourd’hui une « plateforme de compensation au service de quatre porteurs de projets : GERES, Initiative Développement, Microsol et Bleu-Blanc-Cœur.
L’objectif est de proposer des crédits carbone à haute qualité sociale en circuit court. »

Ils soutiennent des projets d’amélioration de conditions de vie au Congo, en Chine, au Pérou, en Amérique centrale (Honduras, Mexique, Salvador, Guatemala) et de reforestation en France.

Le site est assez bien fait et donne un visage humain à la compensation carbone. Vous pouvez choisir de compenser par trajet ou en libre mais toujours vous pourrez choisir le projet à soutenir.

La Fondation Goodplanet

C’est une fondation française créée par le photographe Yann Arthus-Bertrand qui, je cite, « a pour objectifs de placer l’écologie et l’humanisme au cœur des consciences et de susciter l’envie d’agir concrètement pour la terre et ses habitants ». 

Les projets soutenus par la fondation se situent aussi bien en France (notamment au domaine de Longchamp, siège de la fondation) qu’à l’international. Ils agissent sur la sensibilisation, l’éducation et des actions solidaires qu’ils appellent des actions carbones.

Le calculateur d’émission de CO2 est très bien fait et c’est de celui-ci dont je me suis servie pour faire tous mes calculs que vous retrouvez plus haut.

Comme je vous le disais, tous ces organismes ont des manières bien à eux de calculer la compensation carbone. J’ai fait l’exercice sur un A/R Paris-Bangkok pour voir s’il y avait de grandes différences :

  • MyClimate : 3,6t d’émission de C02 – Compensation 90€
  • Atmosfair : 4,5t d’émission de CO2 – Compensation 100€
  • C02 solidaire : 4t d’émission de CO2 – Compensation 96€
  • Fondation Good Planet : 4,14 to d’émission de CO2 – Compensation 82,81€

Même si j’ai calculé mon empreinte carbone 2018 grâce au calculateur de la Fondation Good Planet (si vous vous y intéressez vous verrez que c’est le plus facile à manipuler), le calculateur d’Atmosfair me semble le plus pointu puisque l’on peut choisir le type d’avion (ça peut changer la donne), la classe dans laquelle on a voyagé, si c’est un charter ou un vol régulier et parfois même la compagnie. Facile à manipuler pour un vol, beaucoup moins pratique pour les cumuler et faire un bilan annuel.

Je pense que je vais certainement partager mes dons entre les 3 premiers organismes.

Si vous voulez aller plus loin sur le sujet, avoir plus de chiffres, en savoir plus sur les labels et aller plus loin sur les autres organismes, je vous conseille de lire le dossier Compenser carbone & transport aérien de Cybelle Planet.

Mes objectifs pour réduire mon impact en 2019

Je ne vais pas mâcher mes mots : compenser carbone N’ANNULE EN RIEN ma pollution passée et future. Cela me donne juste bonne conscience de financer des projets qui aident à réduire la pollution de la planète, prioritairement dans des pays qui n’ont pas les moyens d’agir. Pour faire une réelle action en faveur de la planète, il faudrait donc que je réduise au maximum mes voyages en avion voire que j’arrête totalement. Je sais que c’est impossible pour moi d’arrêter. Je suis bien consciente de cette grande faiblesse par contre je suis tout aussi consciente que je peux REDUIRE mes émissions.

Sur 2019, je compte donc :

  • Compenser mes émissions de CO2 de 2018
  • Donner la priorité au train. Nantes-Paris en avion, c’est fini
  • Arrêter de voyager loin sur de courtes durées. J’en ai conscience depuis très longtemps, j’en parlais déjà dans Rêver et donner du sens à mes voyages, un article publié il y a près de 2 ans. J’ai bien agi dans ce sens ces dernières années, même si l’Australie cette année a été une grand faiblesse je l’avoue.
  • Accentuer mes voyages en local et être plus pointue dans le choix de mes projets impliquant des vols et principalement les longs courriers
  • Me remettre à la randonnée en voyage. Je privilégie déjà beaucoup la marche mais j’aimerais équilibrer city trips, road trips et randonnées
  • Anticiper le plus possible mes voyages en France pour ne plus que l’avion soit une option moins chère que le train. Comment est-ce possible d’ailleurs ? ça ne devrait pas être ainsi !
  • Sensibiliser mes partenaires et mes clients sur mes choix car agir pour la planète passe aussi par la sensibilisation et l’éducation




Réduire son empreinte carbone ne se limite pas aux voyages

Contrôler et réduire sa consommation au quotidien

Lorsque j’ai quitté Paris pour m’installer à Nantes, j’ai fait le choix de passer chez Mint Energie, un fournisseur d’accès à l’électricité qui m’offre une énergie renouvelable et la possibilité de compenser ma consommation électrique en plantant des arbres au Sénégal et en Haïti. Pour être allée en Haïti et savoir combien ils en ont besoin, je fais ce choix-là pour le moment. Il existe d’autres fournisseurs d’énergie verte, Greenpeace a d’ailleurs sorti récemment ce comparatif d’électricité verte, si jamais vous voulez changer de fournisseur, quitter EDF (ce que je vous incite à faire) je vous conseille d’aller y faire un tour avant de choisir. Mint Energie n’est pas encore dans ce classement car c’est un acteur trop récent. J’ajusterai à la sortie d’un prochain rapport si nécessaire.

Au quotidien je fais très attention à ma consommation électrique, pas seulement pour des raisons de coûts mais aussi parce que l’on sait très bien que plus nous consommons, plus nous agissons en faveur du réchauffement climatique. Des petites actions quotidiennes à petites échelles peuvent faire de grandes choses au final pour la planète alors :

  • Ma maison est chauffée à 19° grand max, en réalité c’est plutôt 18°. Si j’ai froid je mets un pull voire ça me donne une bonne raison pour me réfugier sous mon plaid 😉
  • En hiver je baisse le chauffage dans toutes les pièces la nuit (voire même je l’éteins) et je ferme les volets le soir pour garder la chaleur
  • J’éteins mes radiateurs quand j’aère les pièces de ma maison
  • Je fais des programmes courts et majoritairement à 30°/40° sur ma machine à laver, de préférence en heures creuses. Idem programme court sur mon lave-vaisselle.
  • J’éteins ma box internet dès que je peux (on ne le sait que peu mais c’est super consommateur d’énergie cette bestiole-là)
  • J’ai investi dans des prises On/Off qui me permettent d’éteindre d’un coup tous mes appareils en veille
  • Mes ampoules sont toutes en basse consommation et je n’allume la lumière que quand c’est vraiment nécessaire. Je fais la « chasse au gaspillage » comme disait ma mère quand j’étais enfant.

Quand j’ai changé de fournisseur d’électricité, l’estimation de la consommation de mon logement qui avait été réalisée était de 8000 Kw à l’année. A date je n’ai pas encore consommé la moitié de cette estimation.

J’habite en ville donc je limite au maximum mes déplacements en voiture. Je me déplace à pied et en bus quand je dois aller dans Nantes. J’ai de la chance d’habiter dans une ville où le réseau de tram et de bus est très bien développé, bien que très cher je trouve. Je compte acheter un vélo l’an prochain car la ville est plutôt bien pourvue en pistes cyclables.

J’essaye de limiter mes déchets, je sais très bien que c’est un point sur lequel je dois encore travailler en profondeur. La transition est en route depuis quelques mois, ça prend du temps de changer ses habitudes.

Concernant mon alimentation, je fais attention à d’où proviennent les produits avec une préférence bien sûr pour le local et de saison, même quand je voyage. Je ne suis ni végétarienne encore moins vegan mais je limite ma consommation de viande (je n’en ai jamais trop mangé de toute façon).

Quand je pars en voyage :

Je mets ma maison en mode (presque) zéro consommation d’énergie :

  • J’éteins mon chauffage et mon chauffe-eau (qui déjà ne chauffe que la nuit) – Préférez le hors gel si vous habitez une région où les températures descendent au-dessous de 0°
  • Je débranche absolument tout : ma box, mes lampes, mon radio-réveil, mon ordinateur…

Ne reste en fonctionnement que mon réfrigérateur/congélateur car il n’est pas toujours vide quand je pars.

Pour vous aider dans vos changements/transitions, je vous conseille le site du réseau Action Climat qui est très bien fait et vous offre des solutions pour agir pour le climat sans vous culpabiliser.

La question est vaste et passionnante. Je n’en ai pas fait le tour dans cet article mais j’espère avoir suscité des interrogations, des questionnements et je l’espère des actions dans vos vies de voyageurs et vos vies quotidiennes, aussi petites soient-elles.

Par curiosité ou envie d’agir, je vous invite toutes et tous à calculer l’empreinte carbone de vos voyages et pourquoi pas à la partager en commentaire si vous le souhaitez. Ce n’est pas une question de compétition mais bien d’une prise de conscience, peut-être d’entraide afin de nous fixer des objectifs pour 2019. Ceci est avant tout un contrat entre vous et la planète. Vous n’avez surtout rien à prouver à personne.

Et si vous le voulez, venez me parler de vos engagements et de vos actions en commentaire !

Je vous invite à partager cet article le plus possible et vous donne rendez-vous fin 2019 pour mon prochain bilan.

Aucun voyageur ne peut aujourd’hui ignorer l’impact de ses voyages en avion sur l’environnement et le climat. Comment peut-on compenser notre empreinte carbone ? Je vous mon bilan, un constat, et offre mes solutions et m'engage pour 2019 #voyage #carbone
Aucun voyageur ne peut aujourd’hui ignorer l’impact de ses voyages en avion sur l’environnement et le climat. Comment peut-on compenser notre empreinte carbone ? Je vous mon bilan, un constat, et offre mes solutions et m'engage pour 2019 #voyage #carbone

 



Comment compenser carbone mes voyages ? Bilan 2018, constat, solutions et mes engagements
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10 Commentaires

  • Respect Adeline ! Oser dire que l’on pollue est déjà une bonne partie de la donne. Et comme toi, je suis un peu dans le même problème : je pollue. Et les 40 litres d’essence dépensés cet été en voilier pour mon aller retour en Ecosse ne sauraient compenser les deux AR vers le Japon…

    J’en suis au même point que toi sur le train. Sans incitation tarifaire, je ne peux pas toujours le prendre. Cet hiver, avec ma carte de remise pour mon fils, l’aller-retour pour aller voir ma fille me coûte près de 300 euros. Une honte qui pousse pas mal d’amis a effectuer des Caen-Lyon par avion plutôt que le train.

    Bravo pour ton honnêteté et merci de faire « ta part du colibri » 🙂

  • J’aurai cette année pris 8 vols et 14 fois le train. Le train ne pèse quasiment RIEN dans les émissions selon les calculs des différents sites dont tu parles. Je suis bien contente d’avoir autant pris le train et circulé en France cette année, tiens.
    Mais c’est vrai : le train peut devenir très cher très vite en France. A Noël par ex, si on ne prend pas son billet le jour de la mise en vente des billets (cette année le 11 octobre), on arrive vite à 150 ou 200€ pour un seul AR.

    Avec GoodPlanet : je coûte 194,23€, et 9,62t de CO2. J’ai infligé 5,38 fois plus que ce que la Terre peut supporter par an et personne pour stopper l’accroissement de l’effet de serre. J’ai plus qu’à sortir mon mouchoir. La claque.

    Co2solidaire.org : 7,1t et 170,40€

    Atmosfair : 8,2t et 197€.

    MyClimate : 6,5t et 155€

    Donc selon ces organismes, je retiens que je coûte autour de 200€.
    J’ai bien pourri l’air. Moi qui me plains d’avoir les bronches sensibles à la pollution, ça m’apprendra.

    Si je prends en compte ce que dit Guillaume Cromer de IDTourisme ici

    https://twitter.com/GiomCromer/status/1060499758433873920

    alors je coûte plutôt autour de 1000 ou 1500 €… Ben je ne me dis pas bravo.

    Ce qui me fait penser que dans les 5 ans, si possible, j’aimerais aller à Vladivostok en Transsibérien… J’espère qu’il ne pollue pas trop, lui.

    Au plan des bonnes habitudes quotidiennes:

    Je ne pense pas à éteindre ma box quand je pars, mais tu as raison, il faut le faire, rien ne sert de la laisser en marche.

    J’essaie aussi de baisser le chauffage, et de le gérer au mieux : ne pas complètement l’éteindre si je m’absente ou le pousser à fond pour chauffer plus vite en plein hiver. 19° pour moi est un peu juste si je bosse à mon bureau sans bouger, j’ai alors vite froid, même avec un bon pull.

    Mes objectifs :
    – limiter les douches très chaudes en hiver, même pas longues.
    – faire plus tourner ma machine en heures creuses (même si c’est un peu bruyant).
    – encore limiter le plastique et les emballages. J’ai vu trop de campagnes en Asie qui étouffent sous le plastique, ça m’a fait vraiment peur. Si ça veut dire gourde et pastilles purifiant l’eau plutôt qu’eau minérale, OK, j’y vais.

    Cette année, j’ai arrêté les coton-tiges. Et je réutilise beaucoup les sacs en papier, mes tote bags pour les courses. Je salue les marques qui nous offrent un sac en toile. Je fais un gros usage des miens, et j’ai converti ma maman.

  • Merci Adeline pour cet article bien senti, plein de bon sens. Je vais jeter un œil aux associations et te suis complètement dans cette démarche. Pour ma part, je me suis résolue aussi à faire plus de voyages à pied, en France, et à chaque fois que je pars loin en blogtrip à prolonger la durée de mon séjour pour réduire un peu mon impact.

  • Bravo Adeline pour tes engagements ! J’avoue que de notre côté, on fait des petites choses (manger local et bio au maximum, vegan (par conviction depuis longtemps), marcher et prendre le vélo (on habite en ville c’est facile) par contre, on utilise quand même la voiture de temps en temps, on a des efforts à faire sur le tri de nos déchets même si on achète un max en vrac… Et alors, le voyage… il serait vraiment temps qu’on compense notre emprunte carbone et qu’on fasse des efforts en terme de transport ! On a encore pas mal de boulot ! 😉

  • J’aime ta franchise et tes conclusions. Je n’ai pas encore calculé mon empreinte carbone mais je suis sure qu’elle est bien plus grande que ce que j’imagine. Merci pour les pistes que tu donnes pour compenser nos émissions, même si comme tu le dis, mieux vaut ne pas polluer que compenser par la suite…

  • Nous avons habité en Allemagne pendant 10 ans et ces dernières années j’avais pris l’habitude de compenser nos vols avec atmosfair. Quelques euros pour avoir bonne conscience… Et puis changement de boulot, changement de pays, nous voici installés en Belgique. Pour tourner la page, nous avions pour projet de partir 2-3-4 mois en Australie et Nouvelle Zélande. Le calcul de la compensation carbone pour nos vols (pour une famille avec deux enfants) m’a fait un choc. Parallèlement on était passé au vrac, au local, au sans voiture au quotidien. Mais si on pollué autant juste avec un vol, alors les efforts du quotidien sont réduits à néant ! Grosse crise existentielle. Au terme de plusieurs mois de réflexion, voici où nous en sommes. Nous ne voulons plus prendre l’avion. La compensation carbone n’est plus suffisante pour nous. Mais nous voulons continuer de voyager en famille. Alors pour nous, ce sera voyage en van. Proche de chez nous pour les petites vacances scolaires, et plus loin en Europe pour les grandes vacances. Oui nous consommerons du pétrole. Mais toujours moins qu’en avion. Le plus dur dans le fait de renoncer à l’avion, c’est de dire non aux amis qui organisent un week-end au Portugal. Non, même à 30€ l’aller retour, nous ne voulons plus participer à cette pollution. Compenser en faisant des dons est un premier pas, remettre en cause ses habitudes de voyage en est un autre. Et vive le train ! J’ai un super souvenir d’un Frankfurt am Main – Zagreb, und journée entière de train, un voyage lent et agréable, et pour seulement 29€ !

  • Merci pour cet article en toute franchise.
    Cette année nous sommes partis 15 jours en vacances en Italie. J’ai tenté de diminuer notre empreinte carbone en choisissant de faire le retour en train. Mais ça demande un certain courage: 14h de train qui nous ont coûté 2 fois plus chères que le billet d’avion + le covoiturage pour se rendre à Nantes + un airbnb à Nantes. Et on a eu droit à 6h de train avec un bébé qui pleurait à côté de nous…
    L’avantage c’est qu’on a pu ramener du vin (en avion on voyage qu’avec des bagages cabines).

  • Bonjour Adeline,
    Un grand merci pour cet article très complet et surtout qui propose des outils, pour se rendre compte et passer à l’action ! Pour ma part, je suis bien consciente de l’impact néfaste de mes déplacements en avion. J’ai réduit ! Cette année, j’ai fait 8 voyages et j’ai pris l’avion 3 fois (donc 6 fois en réalité). Le reste de mes déplacements en train ou bien en covoiturage. Je vais prendre le temps, quand je serai rentrée de mon trek à La Réunion, de calculer mon impact. Au quotidien, j’achète en vrac pour diminuer les déchets, je consomme au maximum local (pas forcément toujours bio, pour ne pas pénaliser les petits producteurs qui cultivent bio, mais qui n’ont pas les moyens sufisants “d’acheter” l’apelation, je prends au maximum mon vélo, mais j’emprunte ma voiture pour aller au travail, et tu sais quoi ? Ça me mine ! Pour faire un compromis, j’ai aménagé mon temps partiel avec le soutien de mon employeur, pour limiter les allers/retours. Je peux faire mieux ! J’y travaille chaque jour ! Encore merci pour ton article inspirant ! Marion – Madame Voyage

  • La prise de conscience est indispensable à l’heure actuelle, merci de parler de ce sujet pour toucher encore plus de monde !
    La deuxième étape, trouver la volonté de changer ses habitudes, est plus ardue. Elle se confronte à la réalité du quotidien. Il faut repenser sa consommation, anticiper pour ne pas se retrouver dépourvu d’alternatives au dernier moment, payer plus cher parfois…
    J’ai pris 3 avions cette année (contre une dizaine l’an dernier) et je trouve que c’est toujours trop :/ Avec mon homme on voyage sur de très longues durées, en camion aménagé ou en en sac à dos, et avec des moments plus sédentaires, à travers un mode de vie moins gourmand en énergie. On compense de notre mieux en réduisant notre consommation là où on peut. On achète quasiment que de l’occasion ou du recyclé, on mange le plus local possible, bio, végé, en vrac. Le plus gros challenge, qui relève d’efforts quotidiens, c’est dire non aux emballages à usage unique. Et aux emballages tout court !
    Bref, prendre conscience de notre impact c’est remettre en question beaucoup de choses du quotidien. C’est une nécessité pour la planète et moi ça me booste. Les solutions sont là ! Mais je suis consciente aussi que chacun fait son chemin, étapes par étapes. Il n’y a pas de petit geste.

  • Belle initiative Adeline et que chacun de nous marche dans tes pas afin de contribuer à préserver l’écosystème de notre planète menacé dans son fonctionnement par une intervention humaine inadaptée. Poser nos gestes en toute simplicité est à la portée de chacun de nous comme éteindre les appareils non utilisés, remplacer les thermostats analogiques par des thermostats numériques, privilégier les ampoules à faible consommation et à longue durée ainsi que les piles rechargeables plutôt que les piles jetables, réparer plutôt que remplacer et pourquoi pas récupérer l’eau de pluie pour arroser son jardin, cette démarche a en plus le mérite d’offrir un côté ludique ! Sans oublier de penser « recyclage » : utiliser les déchetteries, porter ses médicaments périmés et ses vieilles lunettes chez le pharmacien. Enfin œuvrer pour le maintien de la biodiversité terrestre et marine en se posant la bonne question : Voulez vous vivre ou survivre ?

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