Le jour où j’ai visité le Machu Picchu

IMG_1055Le réveil sonne à 3.45 du matin. C’est le prix à payer pour faire partie des 400 privilégiés à monter le Waynapicchu, cette montagne sacrée située à l’arrière du Machu Picchu.
Arrivés à l’arrêt de bus, Fabrice et moi ne sommes pas les premiers. Après plus d’une heure d’attente, nous sommes fixés. Nous montons dans le 4ème bus et avons de grandes chances d’obtenir le ticket tant attendu. Dès notre arrivée à l’entrée du site, nous obtenons les numéros 88 et 89 pour « escalader » le Waynapicchu à 7h. Objectif atteint, il ne nous reste plus qu’à profiter !

Dès l’entrée sur le site, je suis impressionnée par la grandeur du lieu et ce n’est rien par rapport à ce que je verrai du haut du Waynapicchu. Je ne m’attendais pas à ce que le site soit si vaste.
Une fois l’émerveillement passé, les premières photos prises, il est l’heure de se diriger vers l’entrée du Waynapicchu. C’est seulement à ce moment-là que nous réalisons qu’il va falloir escalader la « grande » montagne et non la « petite ». 1er constat : c’est raide ! Le Lonely Planet annonce entre 45mn et 1h30 pour atteindre le sommet. Nous mettrons 35 minutes. 2ème constat : c’était vraiment très raide ! Là-haut, nous trouvons un rocher sur lequel nous installer pour admirer la vue et nous reposer. Bien que brumeux, nous prenons vraiment conscience de l’ampleur du site ! Ils etaient fous ces Incas ! Comment ont-ils fait pour construire cette cité à 2 400m d’altitude ?

SAM_0395

Après plus d’une heure passée sur notre rocher, nous redescendons doucement. Nous passons ensuite quelques heures à nous perdre dans les ruines du Machu Picchu, entre les lamas et surtout les touristes. Il faut dire que nous ne sommes pas les seuls et cela coupe un peu du charme du lieu mais pas au point de m’en dégouter comme certains autres voyageurs.

Le Machu Picchu est une vraie industrie : 126 soles l’entrée (soit 32€), 14$ l’aller/retour en bus depuis Agua Calientes, ville qui ne vit que par le Machu Picchu. Cette ville n’est d’ailleurs atteignable qu’en train pour un minimum de 60$ l’aller/retour. Il existe un autre moyen à pieds depuis une usine hydro-électrique (minimum 2h).

Après 7 heures sur le site, nous redescendons à pieds. La ballade d’environ une heure est sans grand intérêt (sauf à économiser les 7$ de retour en bus). Arrivés en bas, une pause s’impose.

Après un déjeuner bien mérité, nous rejoignons notre hôtel en pensant nous reposer. Le destin en voudra autrement. Nous apprenons qu’une grève va paralyser tous les transports de la région de Cusco dès le lendemain et ce pour deux jours. L’avion de retour de Fabrice étant trois jours après, il n’y a pas moyen, il faut absolument retourner à Cuzco dans la soirée !
Nous arrivons à la gare vers 16h et la queue au guichet est déjà bien longue. Peru Rail nous promet un retour dans la soirée mais ne sait pas à quelle elle sera en mesure de nous délivrer des billets. Dans la file d’attente, je sympathise avec deux sœurs argentines d’une soixantaine d’années. Elles ont l’air de maitriser la situation. Je fais un standing avec l’une à côté du guichet tandis que Fabrice papote avec l’autre à côté des contrôleurs. On ne peut mieux maitriser la situation ! Cela nous vaudra, après 3 heures d’attentes et une fois les guichets ouverts, d’obtenir les premiers billets de retour sur Ollantaytambo. Départ prévu à 22h. Il n’est que 19h, une longue soirée s’annonce.

SAM_0423
Après ce stress et cette fatigue, nous n’avons aucun courage pour aller diner. Nous squattons le hall de la gare avec nos nouvelles copines. Futées, elles arriveront à prendre le train d’avant, nous ne les reverrons malheureusement pas !

Entre le retard de notre train et les deux heures de route depuis Ollantaytambo, nous arrivons à 3 heures du matin à Cuzco, sans hôtel. Nous essayons l’hôtel où nous sommes descendus avant de partir pour le Machu Picchu mais malheureusement il affiche complet. Nous en trouvons un au coin de la rue. Il est un peu plus de 3h du matin, nous sommes debout depuis 24 heures, nous pouvons enfin dormir l’esprit tranquille !

Voilà comment, le 20 septembre 2010, j’ai visité la 4ème nouvelle merveille du monde de mon tour du monde. Je pense me souvenir à vie de cette journée fantastique et épique !

More from Adeline

E noho ra Aotearoa

Kia Ora Kiwis, Where to start ? I guess in India where...
Lire la suite

2 Commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *