Shabbat à Pushkar

IMG_2842Je quitte Jaipur vendredi matin accompagnée d’un couple israélien, Yael et Udi, rencontré dans ma dernière guesthouse. Nous partons en direction de Pushkar la ville sacrée.

Dans le bus, nous faisons plus ample connaissance et Yael m’explique que nous sommes vendredi et qu’ils souhaitent célébrer Shabbat avec la communauté juive de Pushkar. En Inde, les israéliens sont nombreux. Ils viennent passer quelques mois pour décompresser (et parfois se perdre) après leur service militaire. Dans certaines villes, des familles très pratiquantes viennent s’installer pour un an et accueillent ceux qui le souhaitent pour célébrer Shabbat dont tous ces jeunes en perte de repères. Yael me dit qu’il n’y a aucun problème pour que je vienne. Je trouve la proposition très sympa et accepte avec plaisir.

Vendredi soir, nous prenons donc la direction du Beth Habad local. Après la prière, nous dinons dans le jardin. Je vis un moment de partage bien sympa, même si ça parle plus hébreu qu’anglais. La pauvre Yael a essayé de me traduire ce qu’il se disait mais pas facile de traduire mot pour mot la bonne parole du rabbin. Pour en revenir aux basics, j’ai très bien mangé : une bonne petite salade, une sorte de ratatouille froide, de l’humus et du pain… Premier vrai bon pain depuis… La France ! Rien que pour ça, je remercie Yael et Udi pour leur invitation et le Beth Habad pour son accueil !

Sinon Pushkar est une ville sacrée. Beaucoup de vaches, pas d’alcool, pas de viande et pas d’œuf mais par contre qu’est-ce que ça fume ! Bienvenue en terre hippie. C’est la ville aux centaines de temples et au lac qui est malheureusement… asséché. Depuis 2006 les moussons ne sont pas bonnes, le gouvernement a donc décidé d’assécher la majorité des lacs d’Inde pour les assainir. C’est une bonne initiative mais du coup les abords sont assez tristes !

Pour moi, ce n’est malheureusement qu’une ville touristique par excellence avec toutes les boutiques de souvenirs qui vont avec. Les commerçants parlent hébreu, les enseignes sont en hébreu, les menus sont en hébreu. Selon Yael et Udi, c’est une annexe d’Israël. Il est d’ailleurs difficile de trouver un restaurant indien. Bienvenue au royaume des lafas, des pitas, des fallafels, de l’humus et du labane. J’avoue que ça ne me déplait pas de manger un peu méditerranéen !

Ma technique pour me sortir de ce côté touristique est d’aller me promener tôt le matin. Je décide donc de grimper au Sivitri temple, sur les hauteurs de Pushkar, au lever du soleil. Je traverse la ville au milieu de quelques pèlerins qui se rendent déjà au Brahma temple, seul temple au monde célébrant ce Dieu. Je m’arrête prendre un petit Chai en route sur une petite brouette locale avant d’affronter la montée. L’ascension n’est pas trop difficile et la vue de là-haut est magnifique. Je m’assieds, admire le paysage désertique et Pushkar qui s’éveille dans la brume : mon petit moment de calme quotidien dans l’agitation indienne.

Je passe trois jours tranquilles à Pushkar dans une petite guesthouse que je recommande : Mayur Guesthouse. C’est familial, très simple, pas cher et on s’y sent comme chez soi ! Polli, le propriétaire, est adorable et prêt à vous raconter toutes les histoires de Maharajas que vous souhaitez entendre !

Autre ville, autre aventure mais toujours aussi enrichissante !

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