Les animaux du monde sur la Péninsule Valdés

IMG_3615Je retrouve Sylvie à Buenos Aires et très vite nous décidons de quitter la capitale du tango pour les plaines patagoniennes. L’occasion pour moi d’initier Sylvie aux joies des baroudeurs : les (interminables)  voyages en bus.  Acte 1 : 18h mais en bus cama, les plus confortables !

Direction la Peninsule Valdes

Les 18h passent très vite (oui c’est vrai !) et nous voici à Puerto Madryn, aux portes de la Patagonie. Je retrouve avec émotion notre cher océan atlantique, ses eaux à 18° et ses longues plages de sable blanc et son merveilleux soleil. Et oui, il fait beau mais pas assez pour sortir le maillot de bain. Ce sera donc pause déjeuner « terrasse au soleil/ vue sur la mer» et grande marche, pieds nus sur la plage. Nous nous rendons ensuite vite compte que la ville est sans intérêt hors mis d’être le point de départ pour la sauvage péninsule Valdés. Nous décidons donc de louer une voiture pour le lendemain et ce pour 3 jours, histoire de visiter le coin à notre rythme. Même pas peur des routes non goudronnées avec une Volkswagen GOL (à ne pas confondre avec la Golf) ! Perso j’ai une trentaine d’années d’expérience de pilotage et co-pilotage sur piste à 30 km/h, donc ce n’est pas les 300 km de la péninsule qui m’effraient et Sylvie non plus apparemment.

C’est parti pour les débuts de notre aventure en Patagonie. Après 70km de plaines vides, nous arrivons sur la péninsule. Un petit tour au centre d’information nous permet d’apprendre qu’un vent du sud est annoncé pour le lendemain et que ce serait mieux de commencer par la sortie « Baleines », même si le temps n’est pas au rendez-vous. En cas de vent du sud, le port ferme, c’est donc parti pour les baleines ! Nous embarquons à bord d’un bateau tracté… par un tracteur John Deer ! Bizarre mais ici, il n’y a pas de ponton, il faut donc trouver un moyen de mettre les bateaux à l’eau et le moyen, c’est le tracteur ! Une fois dans l’eau, nous ne tardons pas à voir nos premières « baleines franches australes ». Les mères et leur petit tournent autour du bateau. Elles sont seulement à quelques mètres de nous. Nous avons droit à 1h30 d’un spectacle étonnant et impressionnant. Malgré leurs pustules sur la tête, signe de reconnaissance de cette race, elles sont sympathiques ces baleines. Après en avoir bien profité, nous regagnons la terre ferme, d’autres merveilles de la nature nous attendent.

Nous avons réservé une nuit dans une estancia sur la côté est de l’ile. Nous nous dirigeons donc doucement dans cette direction. Sur la route, le seul danger est la traversée de Guanacos (un genre de lama qui n’est pas un lama), mais à 40 km/h, nous ne risquons rien. On peut dire que c’est sauvage, c’est donc ça la pampa ! La route est plutôt monotone, heureusement des panneaux nous signalent des tournants (qui n’en sont pas) et des descentes (à 10% voire moins). Arrivées sur la côte et avant de rejoindre l’estancia, nous nous arrêtons dire un bonjour rapide à quelques pingouins et éléphants de mer !  Aaaaaaah, mes premiers pingouins de ce tour du monde… Je suis toute émue !

Dormir dans une estancia, une expérience argentine

Fini les animaux, place au luxe. Nous nous dirigeons vers La Elvira, une chambre d’hôte où nous allons passer la nuit. Nous sommes accueillies par Diego, le Gaucho. Sa ferme est bien sympathique. D’ailleurs, il nous emmène la visiter. Pour ma part, je retombe en enfance chez cet  éleveur de moutons ! Ici ce ne sont pas des Charmoise mais des Mérinos. Bien plus mignons ! Il nous montre les étapes de tonte d’un mouton et ses stocks de laine qui attendent un transporteur « pas cher » ! Ici la laine se vend 4 US$ les 50kgs. Ce n’est pas avec ça qu’il va se faire de l’argent Diego alors il a trouvé le filon. Depuis qu’elle est classée patrimoine mondiale de l’Unesco, la péninsule attire de plus en plus de touristes, iI a donc ouvert une chambre d’hôtes avec piscine plutôt sympa et un restaurant qui accueille les groupes venant pour la journée de Puerto Madryn. Pour ses hôtes, il propose des sorties dans la nature. Nous avons eu la chance d’aller observer de très près avec lui, les éléphants de mer.  Voici donc quelques vérités sur cet animal :

Un éléphant se déplace en rampant, en s’aidant de ses nageoires latérales. Pas facile de trainer toutes ces tonnes dans le sable donc ça lézarde beaucoup cette bête-là ! Pour se rafraichir en cas de grand soleil (et comme il a souvent la flemme de retourner à l’eau), il se jette du sable sur le dos à l’aide de ses nageoires.  Il peut aussi, telle une autruche, se mettre la tête sous le sable. Comme Jacques Mayol, l’éléphant de mer est un grand apnéiste (Il peut tenir jusqu’à 23mn sous l’eau et nager jusqu’à 1000m de profondeur) alors aucun risque d’étouffement ! Dans l’eau il va, il vient et a l’air plutôt à l’aise malgré sa taille et son surpoids : 7m de long et 3,5 tonnes pour un mâle, c’est quand même beaucoup non ? A cette époque-là de l’année, il est partout. La plage lui appartient. D’ailleurs sur la péninsule, la plage appartient à la nature et non aux humains !

Je suis sûre que vous rêvez que je vous fasse la même chose sur le pingouin ? Rendez-vous bientôt sur votre blog préféré car oui, je suis capable de lui dédier un post entier !

Maintenant place aux photos et comme j’aime partager mes « moments de solitude »,  j’espère que vous aurez dans la tête la musique de l’émission de mon enfance « les animaux du monde » qui, je ne sais pour quelle raison, ne m’a pas quitté la tête de ces 3 jours (et celle de Sylvie du coup parce que j’ai partagé assez rapidement mon moment de solitude) !

Papapa pam, papapapapapa pam, papapapa pam, papapapa pam…

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