2 jours au vert en Vendée, du gois au marais breton vendéen
Séjour au vert à 1h de Nantes, entre Gois et Marais breton vendéen
Qui a dit que l’on s’ennuyait en Loire Atlantique en hiver ? Bien connu pour ses activités estivales, notamment vers la côte de Jade et la côte sauvage, mon département d’adoption l’est un peu moins pour ses activités hivernales. Pourtant, nous avons là un joli terrain de jeu pour les amoureux de la nature, d’ornithologie et les photographes. Je vous emmène à la découverte du lac de Grand Lieu, la deuxième réserve ornithologique de France après la Camargue.
Le lac de Grand Lieu se trouve au sud de Nantes, à une quinzaine de kilomètres seulement du centre ville. Classé réserve naturelles depuis 1980, il fait partie des grandes zones humides de l’ouest de la France avec, entre autres, l’estuaire de la Loire, les marais de Brière et les marais Breton (qui comme leur nom l’indique se trouvent en Vendée).
Il est mystérieux ce lac de Grand lieu car il faut vraiment le chercher pour le trouver ! Il se cache et dévoile régulièrement ses différences. Il change de visage au gré des saisons, des éléments ou même selon sa situation… Et oui selon où l’on va sur le lac, les paysages changent ! En hiver on va dire qu’ils sont humides. Très humides ! En effet si en été sa superficie est de 2300 ha, elle peut presque tripler en hiver… Et cet hiver, nous battons des records !
C’est à Bouaye par la maison du lac de Grand Lieu que la visite commence. Ce centre d’interprétation assez ludique (et numérique) revient sur son histoire, son écosystème, les challenges auxquels il a fait face au fil des décennies et invite à la découverte.
Dans cet écrin en total adéquation avec la nature, on apprend que le lac de Grand Lieu a 4 visages différents :
Ce lac d’une surface de plus de 6000 ha en hiver devient à cette saison, le plus grand lac naturel de plaine français. On y dénombre autour de 270 espèce d’oiseaux.
Pour observer ces oiseaux, il faut se rendre par un sentier aménagé au pavillon Guerlain.
Guerlain le parfumeur ? allez-vous me demander…
Mais oui figurez-vous ! Jean-Pierre Guerlain était propriétaire de plus de 2000 ha du lac et, n’ayant pas de descendance, il a décidé d’en faire don à l’état, sous réserve qu’il devienne une réserve naturelle ! C’est chose faite et aujourd’hui ce joli pavillon et sa terrasse servent d’observatoire ornithologique. On ne peut s’y rendre qu’avec un guide et je vous invite vraiment à le faire pour voir le lac différemment que lors d’une simple promenade.
Lors de mon passage, j’ai pu y voir quelques couples de Spatules blanches, des canards colvert et souchet, des grèbes huppés, de foulques macroules (sorte de poule d’eau)… Malheureusement je n’ai pas le matériel pour faire de la photo ornithologique alors je vous invite à lire cet article Top 15 des oiseaux visibles sur le lac de Grand Lieu pour voir à quoi ils ressemblent.
Il y a de la vie aux abords du lac ainsi qu’un patrimoine culturel et naturel à côté duquel il ne faut pas passer. En hiver, c’est le côté est que je vous invite à découvrir.
J’ai commencé ma découverte par Saint-Lumine-de-Coutais. En hiver les plaines sont bien inondées… Au petit matin, je me suis approchée du lac et j’ai pu voir quelques grues cendrées et un tadorne de Belon, un joli canard coloré au bec rouge !
Je n’ai malheureusement pas pu aller bien loin car les plaines était bien humides et je ne voulais pas non plus déranger la colonie d’oiseaux présents à cet endroit. Cela mériterait d’y retourner d’ici quelques semaines quand le niveau du lac descendra. Je retournerai donc aux lieux-dits Malsaine et la Tuilerie pour voir les marais sous un autre regard.
Là-haut, on trouve des panneaux avec de nombreuses informations sur le lac, sa faune, sa flore, le pays de Retz ou les villages alentours. C’est une bonne idée de balade à faire un joli week-end d’hiver (aux heures d’ouverture des cafés/boulangerie bien sûr).
A Saint-Philbert de Grand Lieu, à seulement quelques kilomètres de Saint-Lumine-de-Coutais, se trouve le site de l‘abbatiale-Déas qui n’est autre que le plus vieux monument de Loire Atlantique. Cette église carolingienne est le seul vestige d’un monastère fondé en l’an 815. En hiver, elle n’est pas ouverte tous les jours, j’avais eu la chance de la visiter au printemps dernier lors d’une soirée privée et c’est vraiment un lieu magnifique où l’on retrouve, dans sa nef, des influences byzantines. Arrêtez-vous, elle vaut le détour !
Saint Philbert est aussi sur la route des vignobles nantais alors c’est l’occasion de s’arrêter chez un producteur de vin ou autres producteur produits locaux. Vous trouverez quelques adresses un peu plus bas dans l’article.
C’est ici que vous pourrez approcher le lac de plus près. Passay est un village de pêcheurs où se trouvent un musée sur la vie au bord du lac et une tour d’observation des oiseaux. Ces lieux étaient malheureusement fermés le jour de mon passage mais le week-end en hiver c’est ouvert à certains horaires.
Je me suis posée sur les bords du lac le matin et au coucher du soleil, j’ai écouté les oiseaux chanter, regarder la nature dans toute sa splendeur et pris des photos… Le lac étant très haut à l’heure actuelle, il y avait de jolis reflets sur la surface des eaux légèrement brassées par le vent.
C’était paisible et reposant !
Pierre Aigüe offre un autre point de vue sur le lac malheureusement le sentier était totalement inondé lors de mon passage et je n’avais de bottes. Ici un panneau d’affichage propose trois randonnées, plus ou moins longue, à faire à pied ou en vélo.
Arrivée trop tardivement pour entreprendre une quelconque randonnée, je suis allée en voiture jusqu’au port de l’Halbrandière où il régnait une atmosphère de port abandonné. Les barques prenaient l’eau mais les arbres et les derniers rayons du soleil se reflétaient dans l’eau. C’était sublime.
Je suis aussi allée à Trejet sur la commune de la Chevrolière où les derniers rayons du soleil rasaient la pointe des arbres. Une famille revenait d’une petite balade en canoë, ça ma donné envie mais la navigation sur le lac est assez réglementée de ce que j’ai compris ! N’y va pas qui veut.
Cette promenade autour du lac de Grand Lieu en hiver m’a donné envie d’y retourner régulièrement pour le voir moins inondé, voir des feuilles aux arbres, les vaches paitre dans les plaines…
Le voir vivre tout simplement au gré des saisons !
Depuis la gare de Nantes, on peut aller en TER jusqu’à Bouaye (nord du lac) pour visiter la maison du lac ou jusqu’à Saint Mars de Coutais (à l’ouest). Il vaut mieux être véhiculé pour atteindre les autres points d’attraits que je mentionne dans cet article.
La voiture est le moyen de locomotion le plus facile pour avoir accès au lac. Je vous recommande de vous rendre à Bouaye (via la D751A) pour visiter la maison du lac et le pavillon Guerlain si possible, puis descendre jusqu’à Saint-Lumine-de-Coutais en vous arrêtant aux différents points de vue ou pour faire l’une des nombreuses randonnées.
Je vous invite à faire la visite guidée (en 2h10) ou la visite découverte (en 1h45) pour aller jusqu’au pavillon Guerlain. Les places sont limitées à téléphonez au 02 28 25 19 07 pour réserver. Vous trouverez plus d’informations, ainsi que les horaires d’ouverture, sur le site de La maison du lac de Grand lieu.
Pour les adeptes de microaventures, sachez qu’un sentier de randonnée fait le tour du lac de Grand Lieu et qu’il peut se faire à pied ou en vélo. Il fait environ 70km et se fait en 3 jours ! En hiver, quand les sentiers proches du lac sont inondés, il est possible d’emprunter des sentiers alternatifs, un peu plus en retrait ! Ils sont bien balisés.
Il existe plusieurs sites internet sur le lac, notamment lacdegrandlieu.com ou celui de l’office de tourisme de Grand Lieu où vous trouverez les sites à visiter, toutes les randonnées à faire dans le coin ainsi que les adresses de petits producteurs.
Voici quelques adresses testées et approuvées :
Je viendrai compléter cette liste si je teste d’autres bonnes petites adresses. Comptez sur moi !
À lire aussi