Le jour où… j’ai sauté en parachute au-dessus de la barrière de corail

J'ai sauté en parachute en AustralieEn Australie un soir de juillet 2010, le hasard a fait que je dorme dans un camping à double fonction : camping et… club de parachutisme. Est-ce un heureux hasard ou un signe du destin quand on rêve de faire son baptême de chute libre  ? J’y vois là comme un signe du destin.

Hop c’est parti, je me lance et je signe pour un saut à 14 000 pieds d’altitude. Je ne me rends pas bien compte de la hauteur, la seule chose qui m’importe est que j’ai signé pour le maximum de la chute libre soit une minute à tournebouler dans le ciel. Je ne sais pas vraiment à quoi m’attendre mais j’ai hâte d’autant que je n’ai pas choisi l’endroit le plus minable sur terre : je suis à Mission Beach, sur la barrière de corail. De là-haut, la vue sur le reef devrait le faire et l’arrivée sur la plage, ben comment dire ? Y’a pire non ?

Mike tu n’as pas plié le parachute à l’envers hein ?

Je rêve de ce saut depuis quelques années, c’est mon goût pour l’extrême. J’en avais pas assez avec un mon tour du monde en solo, la tyrolienne au Laos et la descente d’un rapide en rafting quelques jours plus tôt, il m’en fallait plus. Ce jour-là je me lève survoltée, la faute certainement à quelques jours de montée d’adrénaline ! Mon petit coeur bat à plus de 200 pulsations/minute (!) quand je fais la connaissance de Mike, mon tandem. Le tandem c’est le gars qui porte le parachute sur son dos et auquel vous êtes attaché avec 4 mousquetons. Autant vous dire que c’est le parfait inconnu à qui vous devez faire totalement confiance durant 5 minutes de votre vie. Mike a l’air sympa mais oh là là, je ne fais pas confiance aussi facilement à quelqu’un que je connais depuis 5 mn. Aussi, quand après un petit briefing sur la position des bras, de la tête et des pieds à la sortie de l’avion, il part replier la toile, je lui conseille fortement de faire attention de ne pas la plier à l’envers : la chute libre Ok, la vrille non merci ! Il s’agit là de ne pas perdre le nord à l’est (de l’Australie) !

Après un point météo de rigueur, l’heure est venue de prendre le bus direction l’aérodrome.

Les autres sont stressés, je suis impatiente ! Nous montons dans l’avion et c’est parti. La porte se ferme et ne se ré-ouvrira qu’à 14 000 pieds d’altitude. Nous traversons les nuages et je pense au moment où je les traverserai suspendue à des fils, accrochée à Mike. Enfin je suis déjà accrochée à lui depuis que je suis dans l’avion, des fois qu’on oublie l’essentiel ! Nous approchons des 14 000 et je vois à la tête du premier que le stress monte en lui.

Le moment exact où j’ai sauté en parachute

La porte s’ouvre et tout va vite. Pas le temps de s’apercevoir qu’il est dans le vide que Monsieur numéro 1 est déjà parti. Mademoiselle numéro 2 aussi.

La troisième, c’est moi. A y est je suis dans le vide, Mike lui est assis sur le bord de l’avion, prêt à donner le top départ. Quand Mike décidera, on ira. Juste le temps de penser à mettre les bras en croix, les pieds et la tête en arrière et Mike nous jette dans le vide… Nous tourneboulons jusqu’à une petite stabilisation, moment où Mike me tapotte l’épaule. Je peux enfin « me déplier » telle une étoile qui flotterait dans les airs. C’est ça, je flotte dans l’air et c’est génial ! Je suis libre et légère ! ouaouhhhh mais quelles sensations ! Nan mais comme disent les ados d’aujourd’hui (Nolwenn c’est pour toi !) : la chute libre c’est un truc de ouf, un truc de guedin, un kiffe total !

Après quelques petites imbécilités du type  je nage dans les nuages, je tourne vers la droite, je tourne vers la gauche, il est déjà l’heure d’ouvrir le parachute. ça passe trop vite une minute, j’étais bien là-haut ! Le parachute s’ouvre, on remonte, on stabilise et malheureusement on descend… doucement, doucement. C’est beaucoup moins drôle ! Vient l’heure de la décompression et mes oreilles n’aiment pas du tout ce moment. Je préfère la vitesse de la chute libre à la lenteur de la descente tout parachute ouvert ! J’en profite tout de même pour regarder la vue et la plage vue du ciel… C’est quand même beau (même si un peu couvert) !

A y est j’arrive sur la terre ferme. Je retrouve Mademoiselle numéro 2 venue de France pour passer 10 jours avec moi et elle comme moi n’avons qu’une envie : RE-COM-MEN-CER ! Bon ben c’est pas dans le budget donc on va retourner au camping et repenser à toutes ces sensations de OUF (Nolwenn c’est encore pour toi !).

Les trois heures qui suivent le saut, nous sommes toutes « saoules », comme l’impression d’êtres restées quelques heures dans le mistral. Pas le moment de reprendre la route, une bonne sieste au soleil s’impose !

Voilà comment le 16 juillet 2010, j’ai sauté en parachute et réalisé un rêve dans une année de rêve.

Si vous aussi vous souhaitez faire un saut à Mission Beach, vous trouverez toutes les informations ici.

Lors de mon passage en Australie pendant mon tour du monde, j'ai décidé de faire un saut en parachute. Je me suis arrêtée à Mission Beach sur la barrière de corail

Le jour où… j’ai sauté en parachute au-dessus de la barrière de corail
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